Apocalypse Bébé – Virginie Despentes

virginie_despentes_apocalypse_bebe« L’histoire de Lucie, détective privée sans talent, chargée de suivre Valentine, fille unique de l’écrivain François Galtan jusqu’au jour où… l’adolescente disparaît. Lucie se voit alors confier la charge de la retrouver, on lui conseille de se faire aider de « La Hyène » femme androgyne, solitaire et étrange. « 
J’avais entendu parler de ce film « baise moi » et puis plus rien… je n’étais pas allée le voir. Le titre me dérangeait et les critiques étaient partagés. Je n’aimais pas beaucoup l’affiche du film. Rien ne m’attirait.
Plus tard, en regardant le Grand journal sur Canal, elle était là avec Nothomb à faire sa promo pour son nouveau bouquin. Franchement, j’ai pas accroché. Et lire à longueur de pages que truc organise une partouze avec machin, et que bidule s’est fait prendre par truc… bof. Cependant… il était temps que je lise vraiment ce bouquin au lieu de me contenter de préjugés. Et j’avais rien compris effectivement de cette femme. Claque in my face.

Ce livre restera dans ma bibliothèque, celui-là ne bougera pas, et si je ne suis pas trop rigide dans mes principes à deux balles, je le relierai. Je vais essayer de voir ce film et je vais sans aucun doute emprunter ses anciens romans à la médiathèque.

Apocalypse Bébé une vraie intrigue. Les personnages sont attachants. C’est bien écrit, non c’est écrit admirablement bien. Il n’y pas trop de partouze et compagnie. ça reste soft (bon c’est sûr je ne le mettrais pas dans les mains de ma nièce même si elle comprend déjà beaucoup de choses…).
Parfois, ça tourne un peu en caricature et les supers pouvoirs de la Hyène sont un peu super exagérés. Je suis sans doute passée à côté d’explications. Qu’importe. C’est un bon roman.
Le personnage de Lucie (on s’identifie forcément à elle) est le seul personnage « normal », qui rééquilibre toute cette… on peut pas dire misère… décadence humaine. Je suis passée à Métronome de Lorant Deutsch. Je peux vous dire que la transition est très très difficile. Passer de « Panique dans ton cul » à Jules César, c’est toujours un peu perturbant. Mais je sens que c’est un bouquin qui va me plaire. Savoir que les Parisiens étaient des paysans héhé j’me bidonne. Allez c’est pas méchant. J’imagine juste Karl Lagerfeld en guenilles, sans ses lunettes, a bêcher dans le champs tout crassou. Tout de suite je vais passer une bonne journée.

Fais tourner Mathieu Amalric

tournée_almarick

J’ai la sensation d’avoir raté quelque chose en regardant ce film. Je pensais que ce serait un hymne à la femme (je ne lis jamais trop les résumés et critiques avant de voir un film). Non rien de tout ça. Le film nous entraîne comme des spectateurs. On s’assoit dans la salle de spectacle et on regarde ces femmes faire leur show. J’aurais souhaité ressentir plus la solitude, déjà présente, des danseuses. Le film se focalise sur Amalric, ce manager colérique et chiant. Et oublie les beautés d’à côté. Déçue même si son jeu d’acteur est parfait. J’aime sentir dans son jeu sa fragilité palpable, sa sensualité gênante, sa générosité, et son amour pour les femmes. Mais tout un film… ça m’a donné l’envie d’aller voir un spectacle de burlesque !!. et de dire à Amalric « Mais pousse toi !! j’vois rien !! ».

il y a du Björk dans l’air

Est-ce à cause du temps pourri du 14 juillet ou la préparation du mariage de mon amie d’enfance, mais j’ai un peu le spleen aujourd’hui. Pourtant je m’étais dit jamais sur ce blog tu ne dévoileras tes humeurs. Les mariages ça me secoue toujours. J’ai l’impression de marier ma soeur. Le flippe quoi. Préparer un mariage demande un retour en arrière, un bon flash-back des familles.

Du coup, vu l’ambiance dans ma boîte crânienne, j’ai ressorti un CD de Björk « Volta ».

Poème russe écrit par Fyodor Ivanovich Tyutchev, un des derniers grands poètes romantiques russes.

J’aime tes yeux, mon cher
Leur splendide, feu chatoyant
Quand soudainement tu les lèves ainsi
Pour lancer un rapide coup d’œil embrassant
Comme la foudre flamboyante dans le ciel
Mais il existe un charme encore plus grand
Quand les yeux de mon amour sont baissés
Quand tout est renvoyé par le baiser de la passion
Et à travers les cils abattus
Je vois la sourde flamme du désir