Alexandre Varlet

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Pourquoi attendre avant de parler d’un de ses artistes préférés. Parce qu’il n’est jamais facile de trouver les bons mots pour définir son admiration. Surtout lorsqu’elle est sincère et entière. ça peut vite devenir décevant.

Je fais une exception. Alexandre Varlet, un chanteur, musicien, poète qui nous emmène dans un univers particulier, sensuel. J’aime comment il nous parle de rencontres, d’amour, de colère, et ces blessures personnels qui nous amènent toujours aux doutes et nous bouffent la vie.

Sa grande sensibilité et sa mélancolie s’enveloppent d’une touche d’humour plutôt décapante. Et lorsque les sons rock de certains de ses titres laissent place au folk, il a ce côté prévenant et rassurant. Un peu comme un grand frère.

Il réussit avec nos angoisses si communes à rendre l’atmosphère moins pesante. On aime même être dans cet état de doute et de spleen. On se blottit avec humour dans ce dédain, cet état de fait, la vie est effectivement une chienne nous pinçant le mollet, mais pour autant on n’abandonnera jamais au bord de la route.

Je regrette qu’il ne soit pas plus reconnu dans son travail. J’adore son album Dragueuse de fond, 2ème album, et particulièrement le titre Parfume. L’album Ciel de fête est sublime. Ces albums deviennent de plus en plus folk et personnel avec le temps.

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My little princess d’Eva Ionesco

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Ce film raconte l’histoire d’Eva Ionesco, réalisatrice de ce film. Elle est la fille d’Irina Ionesco, photographe réputée dans les années 70 pour ses clichés érotiques et gothiques. Eva qui vivait avec son arrière grand-mère commence à poser pour sa mère dès l’âge de 4 ans. Les photos sont provocantes, la petite fille doit prendre des poses de lolita, maquillée et habillée en femme fatale, dentelle et porte jarretelles, jusqu’à poser nue. Elle vendra ces photos sans l’ombre d’une hésitation. Elle n’a qu’en tête l’ART.

En 1970, la petite fera la couverture d’un grand magazine, complètement dénudée.

Cette mère est-elle naïve ou machiavélique ?. Elle est prise dans un tourbillon de plaisir et en oublie les conséquences pour sa fille. Vers l’âge de 11 ans, Eva rejette en bloc sa mère et dit stop. Elle ne voudra plus poser. Elle côtoie alors le monde de la nuit, le Palace. Elle se défonce, brûle les étapes.
Aujourd’hui, Eva Ionesco voudrait récupérer ces photos et négatifs. Mais ils rapportent toujours beaucoup d’argent. Sa mère les vend toujours dans le monde entier.

J’ai beaucoup aimé ce film, Isabelle Huppert et Anamaria Vartolomei formidables. Je trouve que ce film est même aimant pour sa mère. Et j’aime son travail. J’aime cet univers baroque, gothique et énigmatique. Sa fille lui a presque rendu hommage avec ce film. On a de la compassion.
Il suffit de rassembler tous les éléments d’une famille, de plusieurs générations… cette mère Irina abandonnée par sa propre mère. On évoque même de l’inceste au sein de la famille. On sent qu’elle aime sa mère et que cette mère aime sa fille. L’histoire de vie de cette famille est tellement compliquée. Malheureusement, elle a endommagé une partie de la vie de sa fille pour satisfaire son plaisir, un plaisir dangereux et destructeur.

Les amours imaginaires de Xavier Dolan

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J’attends avec impatience le prochain film de Xavier Dolan « Laurence Anyways » . J’ai été charmée par « Les amours imaginaires » . Un univers très particulier, poètique. J’ai adoré l’ambiance rétro et vintage des décors, des costumes, et de la bande musicale. L’actrice Monia Chokri est à tomber.

Gypsy Rose Lee

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Gypsy Rose Lee, de son vrai nom Rose Louise Hovick, est née à Seattle le 11 février 1911 et est morte du cancer le 26 avril 1970 à Los Angeles.

Rose Louise Hovick a débuté sa carrière de stripteaseuse à l’âge de 15 ans sous le nom de Gypsy Rose Lee.

Elle est rapidement devenue une danseuse reconnue et une star du burlesque américain. Elle était reconnue pour ses performances uniques car elle parlait à son public lorsqu’elle retirait ses vêtements. Elle a été remarquée par Hollywood et le studio 20th Century Fox lui offre un rôle en 1937 alors qu’elle n’avait que 16 ans.

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Elle a fondé le premier syndicat des artistes burlesques aux Etats-Unis en 1951.
En 1956, elle prend sa retraite de sa carrière de strip-teaseuse et écrit son autobiographie, Gypsy : A Memoir, best-seller en 1957, et transformé en comédie musicale en 1959 par Stephen Sondheim et Jule Styne, sous le titre Gypsy.

Gypsy Rose Lee a eu sa propre émission de télévision en 1965, The Gypsy Rose Lee Show. En 1966, elle a fait une brève apparition dans la série Batman en 1967.

Elle a son étoile au Hollywood Walk of Fame.

Quelle classe, quel sourire, elle dégage une grande sympathie. J’ai trouvé quelques anecdotes sur son enfance et les relations avec sa mère. Pour l’instant, je ne trouve pas de biographie en français. Je vais continuer mes recherches en médiathèque.

gipsy_rose_lee_pinup2En espérant trouver quelque chose. En attendant, régalez vous avec ces spectacles, un peu courts mais tout aussi précieux, de Madame Gypsy Rose Lee.

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Ghost World de Daniel Clowes

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Connaissiez-vous cette BD Ghost World publiée en français en 99 ? Mais vous avez sans doute vu le film Ghost World avec comme actrice Scarlett Johansson, et Thora Birch, Steve Buscemi (cet acteur est fantastique).

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Ma première idée était de voir Scarlett. Mais dans ce film, son jeu d’actrice est complètement effacé par la fabuleuse Thora, sans compter Steve Buscemi qui est touchant dans ce rôle de pauvre mec angoissé et marginal.

L’histoire de deux ados, très amies, qui se foutent de la tête des gens. Elles ne se retrouvent pas dans ce monde d’adultes ou d’ados attardés. Un peu hautaines, et surtout très voire trop matures, il va pourtant bien falloir qu’elles se décident à se lancer dans ce monde pitoyable…. ou pas. Une choisira de se plier, l’autre la plus rebelle, ne l’entendra pas de la même oreille.

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ça nous reconnecte aussi avec notre « ado », non pas celui qui vide ton frigo, mais celui qui est derrière toi et qui t’a accompagné(e) dans le monde impitoyable du monde du travail, de tes engagements et de tes premières vraies galères. Tu es toujours un peu de lui, d’elle.
Un film excellent avec des répliques à mourir de rire. Est-ce un comique ou un dramatique ? franchement il est les deux. C’est bien pour cela qu’il est unique. A voir donc. Bonne journée


GHOST WORLD – Bande-annonce VO par CoteCine