Ester Rada, le groove, le cinéma et la mode

ester_rada_interview_fesitivalboutdumonde_finistere2point9Dès les premières notes, ça swing ! Sa voix s’élève, ses bras s’ouvrent, attention Ester Rada a le groove dans la peau. Le public du Festival du Bout du Monde ne s’y attend pas mais en ce samedi 1er août, il va faire la connaissance d’une diva de l’éthio-jazz et de la soul. De tout son corps, fin, longiligne, d’une beauté rare, elle occupe de toutes ses forces la grande scène de Landouadec. Même les cuivres de ses musiciens n’arriveront à couvrir cette voix puissante et rare.
Elle a séduit le public français avec sa chanson « Life happens », un tube pop soul qui bouscule nos habitudes, nous fait du bien. Justement, ce titre tient la promesse d’un album tout aussi riche et étonnant. Funk, soul, afrobeat et reggae, c’est une explosion d’influences musicales.

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Tout ce mélange de codes sans mauvais goût attise forcément ma curiosité. Je soupçonne un petit look rock bien stylé qui m’a tapé dans l’œil. Lors du Festival, je n’avais qu’une hâte, pouvoir la rencontrer ! Et vite ! La rencontre, je vous avoue, n’a pas été si facile… Changement de timing, de lieu pour couronner le tout, le Président du Festival peut me décerner la médaille du Forest Gump du Boudu 2015 ! « Elle t’attendra là ! » « Ah non ce sera par ici ! » « Non en fait, retourne là-bas ! » (Merci à ma tutrice qui me glisse « t’inquiète pas, ça ira… ») ….

Rencontrer Ester Rada ça se mérite, et j’aurais fait le tour de la Presqu’île pour elle.
Avec beaucoup de gentillesse, elle m’accueille, on s’assoit (aaaahh ça fait du bien). A nous la belle.

Dans quelles circonstances, vous vous êtes consacrée pleinement à la musique et à l’écriture ?
La musique a toujours été dans ma vie. Je me souviens qu’à cinq ans je chantais devant ma famille, mes amis. Et lorsque j’ai eu treize ans, mon grand frère m’a offert ma première guitare. J’ai appris la musique toute seule.ester_rada_interview_fesitivalboutdumonde_finistere2point9_photo2

Vous avez rendu hommage à Nina Simone en adaptant 4 de ses titres (Sinnerman, Four Women, Feeling good, I Wish), que représente cette femme pour vous ?
Nina Simone est pour moi une grande source d’inspiration, ma principale inspiration… Elle représente la liberté et le courage. Je crois comme elle en l’amour, en la musique et en sa liberté. C’est ce que j’essaye d’amener sur scène, avec toute mon énergie.

La chanson « Life Happens » n’est pas tendre avec son sujet. Elle le bouscule un peu… mais à qui vous vous adressez ?
Je m’adresse à moi ! Juste pour me réveiller ! Et me dire qu’il faut commencer à vivre (ce moment était précieux. Ester Rada n’a pas eu besoin de faire de longues phrases. J’ai senti beaucoup d’émotions. Nous avons fini par en rire).

Et parlez-moi de « Could it be », est-ce un poème sur la foi ?
Could it be parle de ce que j’ai appris après une expérience que j’ai eue… J’étais très croyante lorsque j’étais jeune. Lorsque j’ai eu 13-14 ans je me suis dit « Allez c’est bon, y’a pas de Dieu ! » (Grand éclat de rire). A l’âge de vingt ans, je suis partie dans le désert avec un couple d’amis, et là j’ai découvert mon Dieu. Cette chanson parle de cette rencontre.

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J’adore votre look, vous êtes magnifique (magnifaïque !! j’ai essayé avec un pseudo accent anglais), vous suivez la mode ?
J’aime beaucoup les beaux vêtements, comme les belles choses ! Pour le clip « Life happens », je me suis occupée seule de l’esthétique, de mes vêtements, du style. J’aime beaucoup ça.

Et vous êtes aussi souvent face aux caméras ?
Oui ! Je fais pas mal de choses… de la télé, du cinéma. J’ai déjà tourné en France. Mais je ne connais pas bien le cinéma français (rires). Ah si je connais comme acteur… comment s’appelle-t-il ? Il est très bon… Gérard Depardieu ! (rires bis).

On s’est quittées avec Gérard Depardieu. Nous avons fait des photos (sans Gérard), des rires encore présents, de la fatigue aussi sans doute (l’entretien a eu lieu après son concert), mais beaucoup de plaisir.

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