Laurence anyways

Fan du réalisateur Xavier Dolan, j’ai participé au financement de ce film Laurence Anyways grâce à la société Touscoprod (mais une petite participation hein !!). La vie passant, me tiraillant, je n’ai même pas profité des quelques avantages possibles proposés par Touscoprod (vidéo, avancement du projet, interview, etc.…). Le temps m’a beaucoup manqué (rentière, un job qui me plairait tiens…).

Synopsis : Laurence et Fred s’aiment d’un amour passionné. Mais le jour de ses trente ans, Laurence annonce à Fred qu’il veut devenir une femme et lui demande de l’accompagner dans sa transformation. Pour Fred, c’est un coup de tonnerre, mais elle décide malgré tout de donner une chance à leur couple. Face aux jugements et à l’incompréhension, Laurence et Fred vont tout faire pour préserver leur amour hors du commun.

Je viens juste de voir ce magnifique film. Une esthétique incomparable, un peu du Ozon, mieux que du Assayas. J’irais jusqu’à dire le style « Art Dolan », comme le style « Art déco ».

Film palmé « Un certain regard » au Festival de Cannes. Des acteurs bouleversants. Je m’attendais (et ça m’aurait un peu agacée) à un film un peu trash. C’est un film rempli d’amour et d’intelligence. Xavier Dolan sait parler de douleur et de tragédie avec pudeur… Xavier Dolan nous éduque. Oui j’irais jusqu’à employer ce mot « éduquer »… on pense savoir, on pense comprendre.
Un homme qui veut devenir une femme, mais qui aime une autre femme… oui ça existe. On n’y pense pas toujours…

Fred, après l’annonce de l’intention de Laurence de se transformer, accuse le coup. Je pourrais apparenter ce qui va lui arriver, les jours suivant cette annonce, à une phase de deuil ; ce processus nécessaire à sa survie. Le choc, la colère, la dépression et enfin… sauver sa peau pour ne pas sombrer, ne pouvant faire face à ce bouleversement malgré tout l’amour qu’elle a pour Laurence.

Pour moi, ce film est une histoire d’amour. Pourtant, le thème principal est bien la transsexualité. Mais je n’ai vu que de l’amour.

Peut-on vraiment s’affranchir de tout ? s’affranchir du carcan de la bonne image en société ? vivre hors norme. Il faut être sacrément fort.

Fred, une femme, un prénom un peu masculin, Laurence, un homme, un prénom un peu féminin. troublant.

http://www.laurenceanyways.ca/

5 pensées sur “Laurence anyways”

  1. salut jeanette,
    ah je ne savais que tu avais été co(co ) productrice de ce film, j’ai jamais tenté moi pour l’instant ce genre d’experience mais ca me tenterait assez…au niveau du retour vers investissement, le film n’a pas assez marché n’est ce pas? à mon grand regret, tant comme toi j’ai adoré ce film qui fait largement partie de mon top 3 de mes plus beaux films de l’année, alors même que contrairement à toi, les 2 autres films de Dolan m’avaient insupportés par leur coté tape à l’oeil et l’esbrouffe et les intrigues un peu anecdotiques mais ici l’histoire est tellement d’une beauté renversante que la mise en scène embrase tout…bonne soirée à toi

    1. Salut Filou, mon expérience d’être copro n’a pas été terrible. Je ne la renouvellerai pas. Je pense que c’est intéressant déjà si tu es sur Paris. En même temps, j’ai ma part de responsabilité, j’ai suivi cela de loin à la fin. Mais au début j’ai eu pas mal de déception.
      merci pour tes impressions. C’est très intéressant comment tu as ressenti ce film. Bonne journée Filou !

  2. Le sujet a l’air vraiment très intéressant, par contre au vu de la bande annonce, je ne suis pas très attirée par la réalisation.
    A voir donc 🙂

    1. je trouve que la bande annonce est même trop riche… limite si ce n’est pas un condensé. Pour une bande annonce, je l’aurais faite plus light. bises !

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