Leonard Freed photographe

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Aujourd’hui je publie. J’ai envie.
Aujourd’hui, je relativise. Je soupèse les formes et j’essaye de reprendre la mesure.

Si crise il y a, crise mondiale, crise économique, crise du couple, crise budgétaire, crise identitaire, crise existentielle, crise d’angoisse elle existe. Elle a toujours existé. Existera toujours. La crise.

Je n’ai pas changé mon bulletin de vote par colère, je ne veux pas retourner ma veste, je ne veux pas taper sur mon voisin. non. Même si c’est tentant.

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Ces quelques photos de Leonard Freed et un texte intéressant en cette période. Les histoires de la vie se répètent. C’est un éternel recommencement. A mon humble avis, si on peut éviter les mêmes erreurs du passé…. Un travail magnifique, un témoignage, c’est précieux le travail d’un photographe.

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« Tous les projets majeurs de Leonard Freed sont autant d’affirmations de sa vision du monde, mais son travail sur la police constitue sans aucun doute l’exemple le plus significatif. Freed considérait la police comme le pivot de la vie civile. Il était issu de la classe ouvrière et il s’estimait chanceux de n’avoir pas fini charpentier, à l’instar de son père. Durant les années soixante, il remarqua que les jeunes issus des classes moyennes s’en prenaient systématiquement aux policiers. De la guerre du Vietnam aux problèmes de pauvreté, en passant par les tensions raciales, ils imputaient à ces « porcs » tous les maux de la société. Une situation qui atteignait son comble lorsque la police était tenue pour responsable de la résurgence de la criminalité. »

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Selon Freed, on considérait trop facilement les policiers comme des boucs émissaires et le véritable problème se situait plus du côté des politiciens et des hauts fonctionnaires qui restaient confortablement dans l’ombre. Les policiers étaient généralement des hommes et des femmes issus des classes populaires pour qui les forces de l’ordre constituaient bien souvent l’un des rares débouchés dans des carrières professionnelles facilement accessibles. Bien qu’ils fissent quotidiennement face au dégoût et à la brutalité, ils devaient toujours se contenter d’un salaire modeste et vivaient généralement dans des quartiers difficiles. Freed travailla à ce projet pendant une dizaine d’années. »

Source Worldview – Leonard Freed
William A. Ewing, Nathalie Herschdorfer, Wim van Sinderen

« En fin de compte la photographie est de savoir qui vous êtes. C’est la recherche de la vérité par rapport à vous-même. Et recherche de la vérité devient une habitude. » Leonard Freed

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13 pensées sur “Leonard Freed photographe”

  1. moi je passe juste pour te faire un petit bisou pour ton anniversaire.
    isa P.

  2. Ca fait plaisir de retrouver ton blog ! Ces photos sont de vrais coups de poing, une vraie découverte… Bises ! 😀

    1. un coup de poing un coup de gueule, ça m’a fait plaisir 🙂 on verra pour la suite… bonne journée

  3. Je ne connaissais pas ce photographe (à part la photo du jeune garçon, le poing levé), merci de la découverte!
    Bisous Jeannette!

    1. Lalydo avec ton œil de photographe et ta sensibilité sur le monde, tu serais sans doute touchée par son témoignage. bises !

  4. Ravie de te lire ! Je ne connaissais pas ce photographe mais j’aime beaucoup cet univers, je crois qu’il y a une touche d’humour sur chaque photo malgré un sujet grave, je vais me renseigner pour en découvrir davantage. Bon WE Jeannette !!

    1. j’ai eu une crise. ce sont des idées qui me parlent tellement… avec ces photos. c’était un plaisir d’en parler. ça m’a fait du bien 😉 bonne journée

  5. J’adore ! Exactement le style d’ambiance que je recherche. Je ne connaissais pas ce photographe , merci pour la découverte.
    Dans le même style, tu as Matt Weber, taximan photographe new yorkais …

    1. Matt Weber ! je viens de regarder quelques images ! puissant, très beau. Merci. Je vais regarder ça de plus près. bon we !

  6. Tu as l’art de nous montrer des choses qui frappent, qui touchent et qui ne laissent pas indifférent… merci !

    1. oh ça … dis donc c’est agréable à lire. je sais pas quoi te dire… merci beaucoup. Je suis contente (je t’avoue, entre nous hein !! ça me manque d’écrire un peu…) bon we ! bises

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