Les deux amis par Louis Garrel

Les deux amis, le premier long métrage de Louis Garrel : un homme, tombe éperdument amoureux d’une femme ; ça pourrait être facile pour ces êtres de se rencontrer, faire connaissance, et de se revoir. Pourtant…

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Le premier long métrage de Louis Garrel, sorti en septembre 2015.

Un homme, tombe éperdument amoureux d’une femme qui vend des viennoiseries dans une gare parisienne ; ça pourrait être facile pour ces êtres de se rencontrer, faire connaissance, et de se revoir. Pourtant… comme une rencontre soudaine sur le quai, un départ précipité, Clément ne sait comment figer dans sa vie cette beauté aux cheveux noirs, cette fille fragile qui le dépasse.

Le film commence par un coup de fil désespéré à son ami Abel… « Tout à l’heure… ce matin, elle n’a même pas voulu me parler, tu te rends compte !… qu’est ce que je fais là, j’y retourne ou j’y retourne pas ? » .

Il embarque dans cette passion soudaine son ami Abel. Qui est cette femme ? pourquoi est-elle si distante, quel est son secret…

Mon avis
J’ai trouvé ce film adorable, attachant, magnifique, drôle, beau, sensible. Mona, un mystère, une énigme qui aidera Clément à sortir de ses angoisses. Mona lui donne enfin l’envie de construire, de ne plus avoir peur et de se détacher de son ami Abel. Abel est aussi touché par ce sentiment d’aimer une femme, lui qui se complaît dans l’amour charnel.
La scène de rupture entre les deux hommes est touchante. Ils prennent conscience que leur amitié envahissante les étouffe. C’est aussi leur force, leur bonheur. Comme un couple, l’amitié parfois fusionnelle nous oblige à se séparer.
Un film sur nos sentiments, pas de mélodrame ou de longueur ronflant. C’est un film doux. Les acteurs sont magnifiques.

La Bande originale du film est signée Philippe Sarde.
j’ai entendu aussi Antony and the Johnsons « I feel in love with a Dead Boy », Jabberwocky « Fog ft. Ana Zimmer » , King Krule « Easy, Easy » .

Le film est une adaptation contemporaine de la pièce de théâtre « Les Caprices de Marianne » d’Alfred de Musset.