My little princess d’Eva Ionesco

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Ce film raconte l’histoire d’Eva Ionesco, réalisatrice de ce film. Elle est la fille d’Irina Ionesco, photographe réputée dans les années 70 pour ses clichés érotiques et gothiques. Eva qui vivait avec son arrière grand-mère commence à poser pour sa mère dès l’âge de 4 ans. Les photos sont provocantes, la petite fille doit prendre des poses de lolita, maquillée et habillée en femme fatale, dentelle et porte jarretelles, jusqu’à poser nue. Elle vendra ces photos sans l’ombre d’une hésitation. Elle n’a qu’en tête l’ART.

En 1970, la petite fera la couverture d’un grand magazine, complètement dénudée.

Cette mère est-elle naïve ou machiavélique ?. Elle est prise dans un tourbillon de plaisir et en oublie les conséquences pour sa fille. Vers l’âge de 11 ans, Eva rejette en bloc sa mère et dit stop. Elle ne voudra plus poser. Elle côtoie alors le monde de la nuit, le Palace. Elle se défonce, brûle les étapes.
Aujourd’hui, Eva Ionesco voudrait récupérer ces photos et négatifs. Mais ils rapportent toujours beaucoup d’argent. Sa mère les vend toujours dans le monde entier.

J’ai beaucoup aimé ce film, Isabelle Huppert et Anamaria Vartolomei formidables. Je trouve que ce film est même aimant pour sa mère. Et j’aime son travail. J’aime cet univers baroque, gothique et énigmatique. Sa fille lui a presque rendu hommage avec ce film. On a de la compassion.
Il suffit de rassembler tous les éléments d’une famille, de plusieurs générations… cette mère Irina abandonnée par sa propre mère. On évoque même de l’inceste au sein de la famille. On sent qu’elle aime sa mère et que cette mère aime sa fille. L’histoire de vie de cette famille est tellement compliquée. Malheureusement, elle a endommagé une partie de la vie de sa fille pour satisfaire son plaisir, un plaisir dangereux et destructeur.

Les amours imaginaires de Xavier Dolan

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J’attends avec impatience le prochain film de Xavier Dolan « Laurence Anyways » . J’ai été charmée par « Les amours imaginaires » . Un univers très particulier, poètique. J’ai adoré l’ambiance rétro et vintage des décors, des costumes, et de la bande musicale. L’actrice Monia Chokri est à tomber.

La biographie de Jean-Paul Gaultier par Elizabeth Gouslan

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extrait : « Enfant unique, prodige et prodigue, machine de guerre au travail, grand convecteur captant le monde tel qu’il est et le transfigurant en 3D sur ses carnets, dadaïste autodidacte, Gaultier possède, comme le dit Karl Lagerfeld, « une vision et une vista. » Fils spirituel de personne, ce tsunami a dévasté le jardin à la française, déconstruisant d’abord le Bescherelle du prêt-à-porter puis le Larousse couture. Joker sans cravate au sein d’un Jockey Club, qui ne compte plus que onze membres, il se tient en retrait, l’oeil qui frise de malice, l’air de ne pas en toucher merveilleusement libre, détaché, se méfiant du marketing, du merchandising et des trusts, toutes choses peu poétiques. Un Huckleberry Finn qui habillerait les Fauntleroy, mais du bout des doigts. En vingt ans, seuls deux Français ont su s’imposer sur le marché américain : Christian Lacroix et Jean-Paul Gaultier. Cet exploit ne l’émeut pas. L’avant-gardiste devenu classique par inadvertance continue sa route en zigzag. »

J’ai adoré cette biographie de Jean-Paul Gaultier. Je le conseille à tout le monde, même si l’écriture d’Elizabeth Gouslan, journaliste, ressemble à de longs poêmes. Parfois son écriture tourne et valse avec les mots. Je me suis sentie un peu étourdie et désorientée. Sa perception du grand maître est parfois triste. Ce qui rend le texte mélancolique malgré sa description de Gaultier toujours joyeuse et gaïe. Elle a mis en lumière le côté paradoxal de ce génie. D’un côté la gloire, la fête, l’intelligence, l’argent, la beauté et de l’autre la solitude, le bourreau de travail, le deuil et la tristesse. Jean-Paul Gaultier c’est tout ça. ça nous émeut, ça nous bouleverse. Il a perdu son grand amour Francis et ne s’en est jamais remis. Je suis une grande fan, une admiratrice….
Sans doute aussi car il aime l’univers « prolo », aime les gens simples, la vie. Il est humain, humaniste.

Un deuxième livre que je vous conseille vivement « Le Défilé« .

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Jean Paul Gaultier a réalisé les costumes de douze spectacles chorégraphiques et vidéos de Régine Chopinot.
Le plus connu d’entre eux est Le Défilé (1985), création atypique pour seize danseurs, comédiens et mannequins. Mi-défilé de mode, mi-ballet, il a fait date dans l’histoire de la mode et de la danse en réconciliant une nouvelle génération de chorégraphes avec le costume de danse. Ce livre retrace pour la première fois la collaboration entre le couturier et la chorégraphe. Il permet de redécouvrir des costumes qui n’ont jamais été montrés au-delà des représentations elles-mêmes et sont autant de jalons dans le parcours créatif de Jean-Paul Gaultier.
Les recherches stylistiques qu’il expérimente pour la danse s’inscriront parfois dans son prêt-à-porter puis dans la haute couture. Des robes corsets d’une exemplaire exécution, des carapaces de tutus taillés et sculptés, des combinaisons peintes en trompe l’œil, des crinolines et des laines tricotées, des accumulations et des rencontres inusitées jusqu’alors entre matériaux et objets de récupération confèrent à chacun des costumes un statut scénique fort qui crée un effet de miroir avec la création de mode du couturier. « 

Mark Mahoney

Mark Mahoney est un artiste né à Boston.
Il a commencé à tatouer dans les années 70. Son QG, le Shamrock Social Club sur Sunset Boulevard à Hollywood, reçoit des personnalités. Il est le tatoueur de Brad Pitt, Angelina Joli, Johnny Depp, Johnny Hallyday…
Considéré comme une légende vivante, Mark Mahoney a toujours été attiré à l’idée que les tatouages sont « l’art pour le peuple ». Ses inspirations premières sont notamment les voitures, les symboles religieux, les femmes… Il est surtout connu pour son travail au noir et gris.

Lorsque Mahoney a commencé à s’intéresser à l’art du tatouage, il était hors la loi. « Il fallait être une âme courageuse et brave pour se faire tatouer« .

La vidéo réalisée par Yves Saint Laurent est très belle. Ce qui me plait chez cet homme, c’est sa classe naturelle, sa dandy attitude.
http://www.shamrocktattoo.com/

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Mark Mahoney – book Room 23 by Deborah Anderson

Room 23

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avec Lana Del Rey

LANA DEL REY « WEST COAST » from VINCENT HAYCOCK on Vimeo.

Chabada Vintage, plus qu’une boutique !!!

Chabada est ouverte depuis 3 ans environ. Le vintage nous tient à cœur par soucis de protection du patrimoine, pour lutter contre le gaspillage, la surconsommation et sensibiliser les gens à la fabrication de vêtements dans de mauvaises conditions.

Chabada Vintage, une boutique vintage à Lausanne, une rencontre… électrique ! Dommage que je sois si loin de leur boutique… (mais la bonne nouvelle : des commandes en ligne sont possibles).

Bonjour Chabada Vintage, merci d’avoir accepté de me parler de vous et de me présenter votre boutique de mode.
Pouvez-vous nous parler de cet intérêt pour les vêtements et accessoires vintage ? Quelles sont vos sources d’inspiration ? Qui sont vos icones ?
Chabada est ouverte depuis 3 ans environ. Le vintage nous tient à cœur par soucis de protection du patrimoine, pour lutter contre le gaspillage, la surconsommation et sensibiliser les gens à la fabrication de vêtements dans de mauvaises conditions. Nos sources d’inspirations varient et font parties de nos envies car Chabada c’est un style très féminin avec de l’humour qui évolue selon l’air du temps…Hé oui… !

Nos autres sources d’inspiration : les journaux, les livres, les blogs… les années 1950-1990, notre instinct car chaque vêtement est choisi avec soin pour ce qu’il dégage. Nos icônes sont les couturières de quartier et toutes les femmes qui osent !!!! et quelques maisons de couture.

Est-ce que s’habiller vintage fait partie d’un style de vie ? (musique, maquillage, livres….)
Le total look vintage n’est pas de mise : mixer avec des vêtements actuels est plus facile et ne fait pas DÉGUISÉ (car rien ne me fait plus mal au cœur qu’une robe choisie pour le carnaval).
Penser vintage ou 2ème main pour les vêtements, meubles, livres, etc. est un art de vivre !!.


Est-ce que votre blog évoluera vers une boutique en ligne ?
Une boutique en ligne ? pas pour le moment, mais on peut nous contacter si un vêtement plaît, il n’y a pas de règles !!.

La boutique est ouverte le jeudi et vendredi de 13h30-18h30, le samedi 12h-17h et sur RDV.

CHABADA VINTAGE
cheneau-de-bourg 4
1003 Lausanne

Allez vite vous balader sur leur site internet. De belles pièces, sacs, chaussures, robes… Et une philosophie qui me tient à cœur aussi. Le vintage n’est pas seulement une mode mais aussi une réponse à nos soucis de protection de l’environnement et respect de l’être humain. Une belle réponse au développement durable. Alors merci les filles !!

Leur site internet : http://www.chabadavintage.com/

Gypsy Rose Lee

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Gypsy Rose Lee, de son vrai nom Rose Louise Hovick, est née à Seattle le 11 février 1911 et est morte du cancer le 26 avril 1970 à Los Angeles.

Rose Louise Hovick a débuté sa carrière de stripteaseuse à l’âge de 15 ans sous le nom de Gypsy Rose Lee.

Elle est rapidement devenue une danseuse reconnue et une star du burlesque américain. Elle était reconnue pour ses performances uniques car elle parlait à son public lorsqu’elle retirait ses vêtements. Elle a été remarquée par Hollywood et le studio 20th Century Fox lui offre un rôle en 1937 alors qu’elle n’avait que 16 ans.

gipsy_rose_lee_pinup3.jpg gipsy_rose_lee_pinup4.png gipsy_rose_lee_pinup5

Elle a fondé le premier syndicat des artistes burlesques aux Etats-Unis en 1951.
En 1956, elle prend sa retraite de sa carrière de strip-teaseuse et écrit son autobiographie, Gypsy : A Memoir, best-seller en 1957, et transformé en comédie musicale en 1959 par Stephen Sondheim et Jule Styne, sous le titre Gypsy.

Gypsy Rose Lee a eu sa propre émission de télévision en 1965, The Gypsy Rose Lee Show. En 1966, elle a fait une brève apparition dans la série Batman en 1967.

Elle a son étoile au Hollywood Walk of Fame.

Quelle classe, quel sourire, elle dégage une grande sympathie. J’ai trouvé quelques anecdotes sur son enfance et les relations avec sa mère. Pour l’instant, je ne trouve pas de biographie en français. Je vais continuer mes recherches en médiathèque.

gipsy_rose_lee_pinup2En espérant trouver quelque chose. En attendant, régalez vous avec ces spectacles, un peu courts mais tout aussi précieux, de Madame Gypsy Rose Lee.

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