David Vicente pour The Kooples

Un petit tour dans la boutique des plus beaux couples du monde qui s’aiment le temps d’un shoot… David Vicente a collaboré avec cette marque, une série de tees terrible. Vicente est graphiste, illustrateur, tatoueur…
Le tee n’est plus disponible et celui du greaser a bouloché… le temps est assassin.
Tu peux te consoler sur le shop de David Vicente. C’est déjà ça

pin-up Tattoo ma Betty

pin-up-tattoo-adoliedayJ’avais un vieux tatouage tribal qui était à la mode à l’époque (ça date… je dirais plus de vingt ans). Je voulais le cacher. Je suis fan d’une artiste, j’ai donc demandé à cette illustratrice  son autorisation.
Jamais eu de réponse…. Ah si mais moi pas comprendre (elle l’a même traduit en anglais… désolé je ne comprends que le breton).
Ségolène de Roz Tattoo à Quimper, a fait quelques modifs. Elle m’a proposé l’ombrelle pour cacher le tribal. Je vous avoue qu’on le perçoit encore. Et pourtant, elle en a mis des couches. J’ai souffert mais il parait que j’ai la peau du dos épaisse. bref t’es pas là pour un massage à l’huile d’argan… non ou alors ils ont rajouté de l’acide dans le flacon….
Betty est née.

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après quelques jours ... ça manque de crème
après quelques jours … ça manque de crème

Pour toi ma belle soeurette

Tu es le souffle, l’oxygène

des jours sanglants qui m’ont flingués.

Tu es la caresse qui apaise

La douceur des mots tendres.

Ta peau dorée, sous le soleil,

parfume les jours heureux de mon frère.Tifenn, la grâce, Tifenn, la belle.

Tu glisses telle une ombre bienveillante

sur les vies qui t’enchantent,

offrant la magie subtile des premières rencontres.

La souffrance des êtres perdus nous fatigue, nous nargue.

Telle une dompteuse, tu l’observes

Et face à toi, elle se courbe,

Te lèche les doigts.

Tu es le cri de la vie

Que seule une âme ouverte, heureuse

Et amoureuse peut entendre.

Je l’ai entendu.

Je reste près de toi, ma belle Tifenn.

Alexandre Varlet

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Pourquoi attendre avant de parler d’un de ses artistes préférés. Parce qu’il n’est jamais facile de trouver les bons mots pour définir son admiration. Surtout lorsqu’elle est sincère et entière. ça peut vite devenir décevant.

Je fais une exception. Alexandre Varlet, un chanteur, musicien, poète qui nous emmène dans un univers particulier, sensuel. J’aime comment il nous parle de rencontres, d’amour, de colère, et ces blessures personnels qui nous amènent toujours aux doutes et nous bouffent la vie.

Sa grande sensibilité et sa mélancolie s’enveloppent d’une touche d’humour plutôt décapante. Et lorsque les sons rock de certains de ses titres laissent place au folk, il a ce côté prévenant et rassurant. Un peu comme un grand frère.

Il réussit avec nos angoisses si communes à rendre l’atmosphère moins pesante. On aime même être dans cet état de doute et de spleen. On se blottit avec humour dans ce dédain, cet état de fait, la vie est effectivement une chienne nous pinçant le mollet, mais pour autant on n’abandonnera jamais au bord de la route.

Je regrette qu’il ne soit pas plus reconnu dans son travail. J’adore son album Dragueuse de fond, 2ème album, et particulièrement le titre Parfume. L’album Ciel de fête est sublime. Ces albums deviennent de plus en plus folk et personnel avec le temps.

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My little princess d’Eva Ionesco

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Ce film raconte l’histoire d’Eva Ionesco, réalisatrice de ce film. Elle est la fille d’Irina Ionesco, photographe réputée dans les années 70 pour ses clichés érotiques et gothiques. Eva qui vivait avec son arrière grand-mère commence à poser pour sa mère dès l’âge de 4 ans. Les photos sont provocantes, la petite fille doit prendre des poses de lolita, maquillée et habillée en femme fatale, dentelle et porte jarretelles, jusqu’à poser nue. Elle vendra ces photos sans l’ombre d’une hésitation. Elle n’a qu’en tête l’ART.

En 1970, la petite fera la couverture d’un grand magazine, complètement dénudée.

Cette mère est-elle naïve ou machiavélique ?. Elle est prise dans un tourbillon de plaisir et en oublie les conséquences pour sa fille. Vers l’âge de 11 ans, Eva rejette en bloc sa mère et dit stop. Elle ne voudra plus poser. Elle côtoie alors le monde de la nuit, le Palace. Elle se défonce, brûle les étapes.
Aujourd’hui, Eva Ionesco voudrait récupérer ces photos et négatifs. Mais ils rapportent toujours beaucoup d’argent. Sa mère les vend toujours dans le monde entier.

J’ai beaucoup aimé ce film, Isabelle Huppert et Anamaria Vartolomei formidables. Je trouve que ce film est même aimant pour sa mère. Et j’aime son travail. J’aime cet univers baroque, gothique et énigmatique. Sa fille lui a presque rendu hommage avec ce film. On a de la compassion.
Il suffit de rassembler tous les éléments d’une famille, de plusieurs générations… cette mère Irina abandonnée par sa propre mère. On évoque même de l’inceste au sein de la famille. On sent qu’elle aime sa mère et que cette mère aime sa fille. L’histoire de vie de cette famille est tellement compliquée. Malheureusement, elle a endommagé une partie de la vie de sa fille pour satisfaire son plaisir, un plaisir dangereux et destructeur.

Les amours imaginaires de Xavier Dolan

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J’attends avec impatience le prochain film de Xavier Dolan « Laurence Anyways » . J’ai été charmée par « Les amours imaginaires » . Un univers très particulier, poètique. J’ai adoré l’ambiance rétro et vintage des décors, des costumes, et de la bande musicale. L’actrice Monia Chokri est à tomber.

La biographie de Jean-Paul Gaultier par Elizabeth Gouslan

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extrait : « Enfant unique, prodige et prodigue, machine de guerre au travail, grand convecteur captant le monde tel qu’il est et le transfigurant en 3D sur ses carnets, dadaïste autodidacte, Gaultier possède, comme le dit Karl Lagerfeld, « une vision et une vista. » Fils spirituel de personne, ce tsunami a dévasté le jardin à la française, déconstruisant d’abord le Bescherelle du prêt-à-porter puis le Larousse couture. Joker sans cravate au sein d’un Jockey Club, qui ne compte plus que onze membres, il se tient en retrait, l’oeil qui frise de malice, l’air de ne pas en toucher merveilleusement libre, détaché, se méfiant du marketing, du merchandising et des trusts, toutes choses peu poétiques. Un Huckleberry Finn qui habillerait les Fauntleroy, mais du bout des doigts. En vingt ans, seuls deux Français ont su s’imposer sur le marché américain : Christian Lacroix et Jean-Paul Gaultier. Cet exploit ne l’émeut pas. L’avant-gardiste devenu classique par inadvertance continue sa route en zigzag. »

J’ai adoré cette biographie de Jean-Paul Gaultier. Je le conseille à tout le monde, même si l’écriture d’Elizabeth Gouslan, journaliste, ressemble à de longs poêmes. Parfois son écriture tourne et valse avec les mots. Je me suis sentie un peu étourdie et désorientée. Sa perception du grand maître est parfois triste. Ce qui rend le texte mélancolique malgré sa description de Gaultier toujours joyeuse et gaïe. Elle a mis en lumière le côté paradoxal de ce génie. D’un côté la gloire, la fête, l’intelligence, l’argent, la beauté et de l’autre la solitude, le bourreau de travail, le deuil et la tristesse. Jean-Paul Gaultier c’est tout ça. ça nous émeut, ça nous bouleverse. Il a perdu son grand amour Francis et ne s’en est jamais remis. Je suis une grande fan, une admiratrice….
Sans doute aussi car il aime l’univers « prolo », aime les gens simples, la vie. Il est humain, humaniste.

Un deuxième livre que je vous conseille vivement « Le Défilé« .

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Jean Paul Gaultier a réalisé les costumes de douze spectacles chorégraphiques et vidéos de Régine Chopinot.
Le plus connu d’entre eux est Le Défilé (1985), création atypique pour seize danseurs, comédiens et mannequins. Mi-défilé de mode, mi-ballet, il a fait date dans l’histoire de la mode et de la danse en réconciliant une nouvelle génération de chorégraphes avec le costume de danse. Ce livre retrace pour la première fois la collaboration entre le couturier et la chorégraphe. Il permet de redécouvrir des costumes qui n’ont jamais été montrés au-delà des représentations elles-mêmes et sont autant de jalons dans le parcours créatif de Jean-Paul Gaultier.
Les recherches stylistiques qu’il expérimente pour la danse s’inscriront parfois dans son prêt-à-porter puis dans la haute couture. Des robes corsets d’une exemplaire exécution, des carapaces de tutus taillés et sculptés, des combinaisons peintes en trompe l’œil, des crinolines et des laines tricotées, des accumulations et des rencontres inusitées jusqu’alors entre matériaux et objets de récupération confèrent à chacun des costumes un statut scénique fort qui crée un effet de miroir avec la création de mode du couturier. «