Olya Ivanova photographer

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Des photos d’Olya Ivanova, Russe, née en 1981 à Moscou. C’est après cette série de photos de mode que j’ai souhaité en découvrir plus. Cette photographe de 31 ans s’est intéressée à des adolescents qui expriment une partie de leur identité par les modifications corporelles. Elle décrit avec justesse la période de notre vie qui parfois nous laisse des traces : l’adolescence.

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Elle nous dit : « Dans ces portraits, j’ai essayé de traduire la complexité de l’identité des adolescents et les sentiments si intenses que les adultes ne seront jamais capables de ressentir à nouveau. Tant émotionnellement que physiquement ces personnes se sentent comme des étrangers, des monstres. Ils aiment changer leur apparence le plus souvent possible car ils veulent échapper à eux-mêmes, cacher leur vrai visage. Donc, à un moment donné, il devient difficile de comprendre ce qu’ils sont en réalité. Ils pratiquent l’homosexualité dans les transgenres, se percent le corps et se coupent. Ils préfèrent utiliser des pseudonymes et vivre dans une sorte de réalité parallèle, une zone intermédiaire, étrangère aux divisions géographiques et aux lois politiques, qui ne fait pas partie d’une réalité absolue mais est créée par leurs propres rituels et règles de comportement, où la frontière entre le bien et le mal, la joie et la tristesse, l’innocence et perversité, réel et irréel, ainsi que la réalité et la fiction devient très vague. »

C’est tellement ça. Adulte, nous gardons une trace, une griffe de l’ado que l’on a été. On garde la casquette portée à 17 ans, on écoute toujours Cure (oui j’écoute toujours :), on trace toujours un trait noir sous les yeux. Alors qu’est ce qu’être adulte ?. On dit souvent qu’on garde son petit prince au fond de soi et je pense à Saint-Exupéry « toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants (mais peu d’entre elles s’en souviennent.) ».
Alors peut-on être d’accord avec le psychiatre Marcel Rufo qui considère qu’un adulte qui se tattoo s’automutile et qu’il est inquiètant de le faire. J’ai juste envie de l’inviter au salon mondial du tatouage à Paris en mars…. il rencontrera sans aucun doute des adultes bien dans leur peau tatouée, à l’aise dans leurs baskets.
Pourquoi vouloir généraliser et mettre les gens dans les cases….
bonne soirée à vous

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7 pensées sur “Olya Ivanova photographer”

  1. Entre le tatouage et l’automutilation, il y a quand même de la marge…Elles sont très belles, ces photos! Bises!

    1. T’inquiète pas Arwen, tout va bien. Tu vas bien, je vais bien 😉

  2. Très intéressant ce projet. Je ne suis pas d’accord avec les propos de Rufo, tu as raison invite-le au salon 🙂
    Bisous!

    1. Hé hé bon en même temps Marcel Rufo j’adore l’écouter et si il veut que je m’alonge sur le divan il en a pour la journée. Juste, tout adulte à ses travers et pas que les adultes ou ados tatoués

  3. Ca me rappelle un copain qui c’était fait un gros tatouage sur le mollet dessiné par lui-même et sa mère lui avait dit « qu’est-ce tu diras à tes petits-enfants à 80 ans? » et il avait répondu : « que j’étais un jeune con bourré de talent » 🙂

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