Des Racines et des Ailes : clap sur le Finistère !

Tournage en Bretagne de l’émission Des Racines et des Ailes, le sentier côtier en Sud Finistère, du Pont de Térénez jusqu’à Pont Aven

Tournage en Penn ar Bed

balade en décapotable en Bretagne
Avec Eric, propriétaire de la MG – Presqu’île de Crozon

Qui suis-je ?

  • 10 ans à bloguer. Réservé aux quarantenaires allergiques à Snapchat car le temps qu’on trouve les effets, on aura trouvé le vaccin Covid19. Mais bloguer c’est écrire et écrire c’est magique ;
  • Ici un peu de motos, de mots, beaucoup de breizh expériences en Finistère, du street-art, du goémon dans les narines, du tattoo, des choses pas très conventionnelles pour Mère Ginette de son presbytère ;
  • On y passe et ça me plait. Pas d’obligation, pas de fans, vous êtes mes courants d’air qui me réchauffent le cœur (si si).

Revenons à nos moutons d’Ouessant, et plus particulièrement à ce trûc terriblement « spécial » qui m’est arrivé : enregistrer une émission pour Des Racines et des Ailes, sur le thème du sentier côtier en sud Finistère.

Presqu’île de Crozon – Camaret – Pointe de Pen Hir

Un jour, un mail de S.

L’idée de départ avec S., réalisatrice, était de tourner quelques séquences en moto près de sites remarquables, à proximité du sentier côtier, le GR34.

Loin de moi l’idée de prétendre être guide touristique (et grande randonneuse) auprès de l’équipe.
15 ans que j’habite la capitale de Cornouaille, et je ne connais pas encore tous les joyaux du Sud Finistère (je suis une fille du Trégor).
S. souhaitait que je parle de mes coups de cœur tout en roulant peinard au bord de la grande bleue. Remarquant mon amour pour mon territoire finistérien, quittée à l’âge de 22 ans et rejoins 10 ans plus tard, elle apprécie mes petites histoires, les photos de nos motos et sûrement le côté naturel et non académique de mon écriture. C’est en effet sur la toile qu’elle est « tombée » sur mon blog.
Je vais vous décevoir mais non, je ne connais pas Michel Drucker, je n’ai pas 69554523 followers, je ne parle pas breton et j’ai un accent à couper au couteau. Comme quoi tout peut arriver même à une blogueuse caractérielle du bout du monde.

S. c’est marrant j’ai eu l’impression de la connaître tout de suite. Premier Skype, j’ai adoré son rire communicatif et son franc parler. Surprise de son intérêt pour la moto, j’ai appris au fil du temps passé ensemble que S. est passionnée de voitures anciennes, motos, de belles mécaniques. Elle est aussi motarde, aime les voyages, s’intéresse à tellement de choses, aux gens, et a une énergie folle ! Le courant passe vite avec elle et c’est agréable. Tu sais tout de suite là où tu vas. J’y suis allée ! Go

En moto ? no ! En décapotable MG ? OK !

Seul bémol : la production ne souhaite plus que le documentaire se fasse en moto. Le hic, problème de son du moteur… ah comme c’est étrange …ma Harley carbu serait-elle comme sa maîtresse … très bruyante !?. Un peu déçue j’avoue car ma pétrolette c’est mon ADN.

Mais S. a toujours un plan B et c’est en MG de 1975 que j’allais bourlinguer. Une petite anglaise venue de Californie décapotable d’un bleu breton m’a accompagnée durant les 2 premiers jours. A moâ la West Coast.
Son propriétaire Eric m’a fait « relativement » confiance ;-)) je pense qu’il devait parfois serrer les fesses en me voyant démarrer (j’ai une conduite un peu brusque mais je dirais.. efficace !!). La boite de vitesse a (une… ou deux max !) grincé un peu.
Quel régal cette voiture !! je l’aurais bien gardée. La dolce vita en Bretagne !.

Presqu’île de Crozon – Pointe de Pen Hir – Installation des GoPro
Nevez – Village de Kerascoët – chaumières en pierres debouts

Le tournage : de Pont-Aven à la Presqu’île de Crozon


3 jours exceptionnels avec une équipe qui allait m’apprendre plus que je n’allais leur faire découvrir sur le territoire.
3 jours très intenses où il s’est mêlé doute, joie, fatigue, enchantement.
3 jours de Pont-Aven en passant par Nevez, Loctudy, Pouldreuzic, Audierne, Pont de Térénez, Camaret-sur-Mer à la Pointe de Pen Hir.
Nous avons parcouru plusieurs centaines de kilomètres. Je n’ai jamais autant fait de demi-tours… et signé autant d’autographes… non là je vous fais marcher héhé (on m’a prise pour la fille cachée de Prost parfois).
Je leur ai montré des endroits fabuleux, parfois chargés d’histoire, avec toujours autant de plaisir. Le ciel, la mer turquoise, les landes, les falaises, de couleurs changeantes, le Glaz breton nous a accompagné tout au long de notre escapade.
Chaque matin malgré une appréhension j’étais contente de retrouver l’équipe. Il m’a fallu prendre sur moi à certains moments, difficile d’oublier la caméra. Pas de textes appris par coeur… parfois plus rien ne venait… les lieux se mélangeaient et il m’est arrivé de me demander ce que je faisais là. Présenter un lieu, une personne, c’est un vrai métier. Il faut parfois se faire violence pour que le résultat soit satisfaisant. Et j’étais toujours dans le doute de ce qu’attendait S. réalisatrice malgré ses mots rassurants.

Le résultat en 2021 voire 2022 avec sans doute un nouveau tournage en septembre 2020 si Madame Covid nous le permet.
Ne pensons pas à 2021 car se voir à l’écran sera très difficile pour moi. Je me demande même si je le regarderai… on verra bien !.

Clap de fin. Passez un bel été !

Pont-Aven – Conduite souple si possible…
L’équipe de tournage – 2 min de pause et c’est reparti !

La route du vent solaire

Balade en moto sur la route du vent solaire dans la baie d’Audierne

Road trip en baie d’Audierne

Eté 2020. Cela ressemble au dernier film d’Ozon, Eté 85. Romance en bord de mer. Balades en moto. Pourtant dans mon scénario, on ne porte pas de larges jeans 501 ou tee-shirts fluo. Le chevelu Robert Smith ne passe non plus en boucle sur la bande FM. L’atmosphère de cet été 2020 est plutôt lourde pour nos jeunes adolescents. Impossible pour eux de se défouler en boîte de nuit sur Nekfeu. Ils portent le masque pour leur premier flirt de vacances. Etrange…

Heureusement, le soleil sur la Bretagne s’est installé depuis le confinement. Il a tellement chauffé le mec qu’il nous a fait passer de la zone verte à la zone rouge cramoisi. Beaucoup de monde sur nos terres. Nous en oublions tous les gestes barrières le temps d’un apéro. Et bim, on repart à zéro.

J’ai un bon remède pour oublier tout ça. Tout en profitant de la mer : rouler… cruiser… dans la baie d’Audierne. Enveloppée dans mon casque barrière triple épaisseur, il n’y a que les moustiques qui se scratchent contre ma visière. Peut-être un ou deux coco19 perdus dans les airs marins… ça glisse sur une visière un virus ?

Du phare d’Eckmühl à la pointe du Raz

Phare d’Eckmühl à la tombée du jour – Penmarc’h (29)

Pour profiter au mieux de la mer en ayant des points de vue exceptionnels sur l’océan, la route du vent solaire est une des plus belles routes du Finistère. Elle s’étend sur environ 45 km au bord du littoral mais vous en ferez facilement 10 de plus sur le bitume. Cette route longe au plus près le sentier côtier.

Elle commence soit à Plogoff à la pointe du Raz soit au pied du phare d’Eckmühl à Penmarc’h.

Pouldreuzic (29) – Zones humides et milieux aquatiques

Comme le vent, vous allez bifurquer, vous faire surprendre par cette route parfois sinueuse, parfois dégagée, mais toujours si belle et sauvage. Toujours suivre de petits soleils aux intersections. Dans le cap Sizun, ces soleils disparaissent et sont remplacés par la direction Sentier côtier.

C’est un bonheur de suivre cette route car elle me semble plutôt délaissée par nos amis touristes. C’est dommage pour eux, mais plus agréable pour les autres. Elle offre des paysages naturels et préservés. Face à face avec l’Atlantique, nous sommes complètement attirés par ce bleu. C’est toujours aussi apaisant. L’horizon qui s’offre à nous c’est un peu de liberté qu’il nous reste…

Profitez bien de ces moments d’accalmie.

Pouldreuzic (29)
Plouhinec (29) – Plage de Gwendrez
Plouhinec (29) – Plage de Gwendrez
Audierne (29)

Eklo Bordeaux : hôtel écolo pas cher mon frère

Hôtel auberge de jeunesse Bordeaux pas cher écologique et tendance

A notre retour du Maroc en février dernier, il a fallu trouver un endroit pour dormir pas cher et sécur à Bordeaux. Nous n’avions pas le courage de dormir pour cette dernière nuit sur un banc de l’aéroport. Une solution : une auberge de jeunesse. La belle découverte Eklo, un concept d’hébergement tendance et low-cost.
Il n’y a pas que les fauchés ou anciens soixante-huitards dans ces nouvelles auberges de jeunesse. Elles s’offrent un coup de jouvence en invitant les familles et personnes en déplacement professionnel à se mélanger aux millennials dans ces nouveaux lieux de vie très tendances.
Je trouve ça top que toutes générations se retrouvent dans des espaces communs ; ça me fait penser au film Tanguy, on est pas si mal avec les vieux.

Eklo écolo !

Le prix et le design m’ont tout de suite plu. Sans compter, leurs démarches écolo. En effet, Eklo a mis en place des actions éco-responsables :
– sélectionne leurs fournisseurs et privilégie les circuits courts ;
– maîtrise de la consommation énergétique, ossatures en bois recyclables PEFC, économiseurs d’énergie dans les chambres, ampoules LED, aérateurs d’eau dans tous les pommeaux de douche et robinet ;
– tri et collecte sélective des biodéchets ;
– lutte contre le gaspillage ;
– création d’un potager en ville.
(actions qui devraient se généraliser dans tout le secteur hôtelier mais qui peinent à se développer)

Eklo dodo !

Dortoirs, studios, chambres familiales, pour tous les goûts à tous les prix. Avec ma copine baroudeuse et ma fille, nous avons opté pour le dortoir pour filles. Nous l’avons partagé avec deux nénettes. Bizarrement elles étaient là depuis plusieurs jours mais toutes deux ne se parlaient pas… ah ben zut c’est pas très convivial tout ça héhé. Peut-être une embrouille avant notre venue. Cela ne nous a empêché d’apprécier notre petit nid. Matelas super confortable, prise USB près de la tête de lit.. les filles avaient laissé l’endroit propre. Nous avons super bien dormi.
Lit « cabane » designé par le Studio Janréji

@Eklo Bordeaux

Eklo apéritivo !

Produits frais et de saison, on s’est jeté sur leurs burgers ! avec un bon vin rouge de Bordeaux. Nous n’étions pas lassées des tajines et du thé à la menthe de Lalou et Barry mais, avouons-le, on a apprécié notre repas. Le petit-déjeuner était lui aussi un régal.
Il a fallu quitter à regret cet établissement chaleureux dans un quartier en pleine effervescence.

Pour réserver
Le site Eklo Bordeaux
29 Avenue Abadie, 33100 Bordeaux
05 35 54 52 54

Déconfinement : phase 0

Prendre l’air !

A petite dose, tout doucement, nous sommes sortis de nos maisons. Pour ainsi dire, groggy par la violence de ce confinement, il a fallu réapprendre à se tenir debout. Phase 0 de cet essai, quelle sera la résultante ?

Le besoin de garder le lien avec ses proches et ses amis n’a jamais été aussi fort. A l’inverse, cela a mis en lumière l’absence. Quand la politesse, le savoir vivre, les marques d’affection n’existent plus dans ces troubles périodes, il est beaucoup plus difficile de supporter quelques comportements inadaptés. inadaptés pour toi. Toi qui attribuait une valeur même subjective à une relation, une habitude voire un projet. Inutile de donner des explications. Des relations, des projets avortés. Basta !! Remercions ce fait historique pour faire table rase ! À certains amours mal venus, une franche coupure est le seul remède.

Si une personne ne te voit pas dans son futur, il serait peut-être temps qu’elle fasse partie de ton passé.

Vers la pointe de Tréfeuntec à Plonévez-Porzay

Retour vers le futur et la nature. Rien ne vaut un grand bol d’air. Se détoxifier de sa tanière pour y voir plus clair. Avec l’ours on a tout coupé et on est parti. Terminé les bienséances !! armés de nos machines, sans attestation dans les poches, ce sont des lignes, points et passages, autres qu’une série de caractères manuscrite, qui ont écrit notre route.

Fuir et reprendre sa liberté. Cette sortie nous a menés par hasard vers la pointe de Tréfeuntec située sur la commune de Plonévez-Porzay (29). Face à moi du vert, du bleu, du vent et de l’oxygène !. La vue est magnifique. Vous découvrez toute la baie de Douarnenez et le sentier de randonnée Gr34 qui relie la plage de Saint Anne la Palud à Kervel.
On a pu poser nos motos et rester là admirer le paysage. Un cadre comme celui-ci apaise forcément tous les anxieux. Il donne aussi des ailes comme cet homme suspendu dans les airs. On a souffert un peu, pas du tout, beaucoup. On saura se relever. Rien que pour la vue.

Sainte Marine et son café de la Cale

Le port de pêche et plaisance de Sainte Marine, en face de Bénodet, l’un des plus jolis petits ports de Bretagne.

Port de Sainte Marine – Pays Bigouden – Bretagne

Située dans le Pays bigouden, en Sud Finistère, Sainte Marine est une petite commune endormie en hiver, très appréciée pour ses balades aux paysages variés. Côté mer, le vent rafraichit les idées. Côté rivière, la petite campagne offre des promenades plus calmes en bord de rivière, l’Odet.

Une situation idéale

De novembre à février, Sainte Marine est pour nous l’endroit idéal pour un petit ride lorsque les températures peuvent descendre jusqu’à 10 degrés voire moins. A une 20 de kilomètres de Quimper, après s’être arrêtés au Café de la Cale, il nous arrive de prolonger le plaisir jusqu’à l’Ile Tudy pour rejoindre la route des Châteaux.

Sainte Marine – Café de la Cale

Je pense que peu d’entre nous se lasse de ce charmant petit port de pêche et plaisance. Des terrasses, on pourrait même narguer les promeneurs de Bénodet, cherchant en vain une place au soleil. La moquerie ne dure pas. En été, le bac-piétons relie Bénodet-Sainte Marine. Terminé de se prendre pour des îliens, il va falloir partager… et les places en haute saison sont chères.

Le Centre nautique de Sainte Marine

Mais si comme moi, lézarder au soleil, ça va 5 min, allez donc faire un tour au Centre nautique de Sainte Marine pour vous dégourdir les gambettes. L’équipe est top et la baie est plutôt calme pour apprendre à trouver son équilibre sur un paddle, tester l’Epoh ou refaire son brushing en bouée tractée.

Et comme le temps est plus que pourri… (des semaines sans pouvoir monter sur ma mobylette) ça laisse le temps de s’organiser (je reste trèèèèèès positive… respire… le réchauffement de la planète plus de doute ! les précipitations se sont concentrées en Finistère). A bientôt ! (je file au soleil de Ouarzazate !! hiiiiiii)

La Bonny avec son 1200 Sportster
Port de Sainte Marine
La Chapelle de Sainte Marine Combrit

AVEC & Co Rennes

Lieu unique à Rennes : atelier motos, fringues, tattoo, barber shop… Hangar bar-resto esprit California’beach qui te fait perdre la tête.

Avec a way of life

Les Beach Boys ne sont pas loin et on peut entendre Surfin’USA… un nouveau repère de chevelus a vu le jour il y a maintenant un an 1/2 à Rennes. Plantés à l’entrée, nous sommes restés bouche bée. Devant nous, un immense hangar abritant tatoueurs, barbiers, atelier motos, vêtements pour toute la famille, sans compter le fameux resto-bar.
Bref l’endroit rêvé. Il fait chaud près de la cheminée et tu peux te rouler en boule dans les coussins. Ton Jeff te sourit, du bacon et sauce barbecue plein les dents.

Comme quelques bretons autour de moi, on a troqué coiffe et plastron contre chemises hawaïennes et cheveux méchés. Pour le bikini on repassera. La vie est belle chez AVEC & co. Dehors ça caille, il fait moche. Ici il fait chaud et j’ai envie d’une autre bière. Heureusement les icônes religieuses me rappellent à l’ordre. Mais je ne crains rien, sainte Marie ! l’eau est bénite (preuve en photos). AVEC & co veille sur nous tant que tu restes dans leur antre.

AVEC & Co et ses eaux bénites

Le temple de la kustom kulture en Bretagne

A l’image de l’esprit Deus ex machina qui rassemble surf et motos, marque australienne créée en 2006, AVEC & co offre une atmosphère relax dans un décor garage old school. L’arrivée de ce concept-store à Rennes Chantepie est un bon spot pour les riders. Dans leur atelier motos, sortent des machines plutôt légères voire de petites à moyennes cylindrées comme les scramblers, café racer ou brat style. L’atelier AVEC Motors & co transforme et répare toute pétrolette.

J’ai été agréablement surprise de la fréquentation, tout âge, des familles AVEC leurs petits bouts d’choux. Pas forcément des motards ou des graisseux. Un melting-pot sympathique.

L’accueil a été très sympa. On a pu se rincer l’œil devant le pick up filmé lors du Wheels and Waves. Espère revenir très vite !

Un des meilleurs pubs en Finistère, le Saint Hubert

Le pub, patrimoine breton ?

@FredDbzh

Un pub, une institution. Les colonies britanniques ont contribué au développement de ces établissements dans le monde entier. Bretagne… Grande Bretagne ?. Un pub est avant tout celtique ! Musique irlandaise ou bretonne… les pubs sont des tiers-lieux culturels où les musiciens nous font découvrir d’anciens morceaux ou de nouveaux talents. Indispensables où toutes catégories socio-professionnelles se retrouvent. Et on y sert un breuvage souvent apprécié des Celtes … la bière ! A Quimper, le Ceili est l’un de ces pubs ayant le plus gros débit de bière en Bretagne. Une autre adresse sympa, avec boiseries et déco typique, c’est le Poitin Still qui a réouvert en début d’été.

Le Pub Saint Hubert à Sizun

Il en existe un dans les Monts d’Arrée, c’est le Pub St Hubert à St Cadou, commune de Sizun. Ce commerce anciennement bar épicerie fut transformé en pub typique, en 1987 par un Anglais appelé Lucky Shaw. De nouveaux propriétaires perpétuent la tradition et proposent aujourd’hui de fameux fish&chips. Une tuerie.

@FredDbzh
@FredDdzh

Les Monts d’Arrée en moto

Sizun n’a pas de secret pour notre ami Fred qui nous a fait découvrir le St Hubert. Balade moto faisait partie du programme. Et fait plutôt rare mais pas exceptionnel, nous avons lâché le guidon pour une petite marche sur les monts. Bien agréable et apprécié de tous. Merci Fred pour ce ride.

Pratique
Pub Saint Hubert, bourg St Cado à Sizun
Tél. 02 98 19 32 43
ouvre à 17h00 sauf le dimanche 11h00

Fred à côté d’une Jupette un peu avachie…
Mon sportster 883 … smouck

Se fondre dans le désert marocain

Partir dans le sud est marocain, pour destination les dunes d’Ouzina. A deux, en road trip féminin, à la rencontre des habitants.

En juillet, j’avais rencontré l’aventurière Anne-France Dautheville lors d’une conférence. C’est en relisant cette rencontre que je me suis rendue compte d’une chose : j’ai parfois une capacité exceptionnelle à me saboter.

Combien sommes-nous prêts à tout faire pour étouffer nos projets ?…et pourquoi ? sûrement pour ne pas paraître arrogants ou égoïstes. Ok c’est une belle manière de prouver son humilité et son respect. Pourtant, à force de mettre sous silence nos propres désirs, nous nous endormons. Impossible de vivre pleinement les choses. Au contraire, offrir au monde une expérience, un don « spécial », un trait de caractère unique ne peut être qu’enrichissant pour les gens qui vous entourent. Cela crée forcément du lien. Nous sommes loin de l’indifférence.

Est-ce une question d’émancipation et de liberté… comme un dur et long combat… et beaucoup plus encore pour toutes les femmes, même en 2019.

Alors voilà l’histoire de ce voyage au Maroc. Une amie, un jour où il était question je pense de sa « survie », a eu besoin de vivre pleinement les choses, seule. Pour se prouver aussi qu’elle était capable (elle a aussi une belle propension à se saboter comme moi), elle est partie voyager seule au Maroc, pays qu’elle affectionne terriblement. Ses voyages ont été une révélation qu’elle a voulu faire partager avec ses amies.

Fin septembre 2019, nous sommes parties légères et sereines malgré quelques railleries et « vous êtes folles » (non surtout vivantes). A pied, sac à dos, très peu d’affaires et d’argent, des cadeaux, des médicaments et une centaine de stylos, nous avons évité les sites touristiques pour arriver à Ouzina, de Ouarzazate en passant par Taouz.

Nos pieds solides nous ont portés vers des gens adorables. Nous avons beaucoup ri, vu des paysages exceptionnels. Nous avons pris les transports en commun, les taxis, fait du stop. Nous avons mangé et dormi dans des endroits magiques comme dans la Kasbah Baha Baha à Nkob (tourisme durable). Même le propriétaire du gîte Luna del fuego à Ifri, déjà complet, nous a installé une chambre sur sa terrasse. Les nuits à la belle étoile à l’auberge Porte de Sahara à Ouzina, la découverte et la beauté du désert, les effluves d’épices des tajines nous ont rempli de beauté et de bonté.

Nous avons souffert de la chaleur dans un désert de pierre à plus de 45 degrés. Mais peu des kilomètres, de l’incertitude d’un endroit où dormir ou de la barrière de la langue parfois. Nous avons souvent été accompagnées sans qu’on le demande avec beaucoup de bienveillance et de gentillesse. Ce n’était en rien aliénant. Les bouts de route partagés étaient tout simplement naturellement un partage. Nous avons eu beaucoup de chance de vivre un voyage comme cela. J’espère le revivre encore très prochainement.

La thérapie par le vent

Je parle bien de la thérapie du vent, celle qui te plaque la mèche éclaircie par le soleil breton et non celle de se prendre un vent en pleine figure. Pour la première ordonnance oublie l’espèce humaine, évite les endroits surpeuplés, prends deux ou trois amis et ta motocyclette.

Ce sont ces sensations de voltige au volant de ma pétrolette que j’aime tant. Le vent me soulève, m’enlaçant comme un parent. Rien de brutal ni violent. Le vent glisse et s’engouffre entre les épaules. Le corps abrite l’air qui dissipe toutes idées et marques noires. Le cœur bat à la mesure de la vitesse de ta moto. Et j’aime que ça dure jusqu’à me sentir fatiguée et rassasiée.

Pour que l’on puisse voler un peu ensemble, quelques brides de vidéo qui représentent bien ces moments simples de pur bonheur qui me portent pour des jours, des mois et encore quelques années…. sur ma pétrolette.

Glisser dans le Cap Sizun

S’envoler du bord des falaises de Camaret

Toujours dans les airs

Un patrimoine breton et des métiers

De petits bâtiments souvent sans artifice décorent nos routes bretonnes. On passe devant avec habitude sans y prêter attention. Pourtant ce sont des lieux chargés d’histoire où des femmes et des hommes ont contribué à la vie des habitants de leur région.

Loin du tapage pour la reconstruction de notre Dame de Paris, j’ai envie d’oublier la religion et de mettre en lumière ces petites bâtisses. Sans doute elles n’intéressent pas les plus grosses fortunes de France, mais elles sont pour la Finistérienne que je suis, de petits joyaux de notre patrimoine à préserver. Deux sites ont croisé ma route de motarde ces dernières semaines : l’Abri du canot à Esquibien et le Moulin du Hénan à Nevez.

L’Abri du CANOT DE SAUVETAGE

L’abri du canot à Esquibien

C’est au Cap Sizun sur la commune d’Esquibien qu’un bâtiment se dresse fièrement sur pilotis. L’Abri du canot de la SNSM Les Sauveteurs en mer, datant de 1950, pourrait être restauré. Il faisait partie de la 4ème station de France de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés créée en 1865.

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