Ariel Katowice #1

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Quelle est belle ma rencontre virtuelle avec Ariel ! Je vous présente cette jeune fille rencontrée sur l’autoroute du net qui inaugure la rubrique : portrait de femmes passionnées par le « deux roues ».
Les échanges se sont fait tout naturellement… une petite série de questions comme une conversation en life.
Elle est aussi blogueuse : http://www.arielkatowice.com Cela a peut-être facilité le contact. Je ne crois pas, je pense juste que nous étions sur la même longueur d’onde. Merci Ariel pour ta confiance !
Enjoy !
Si vous souhaitez, d’une façon ou d’une autre, présenter la fusion intersidérale entre vous et votre machine, contactez moi à jupettedejeannette gmail.com (j’irai quand même vous chercher)
125, sportive, cross, HD, etc… je kiffe

Allez je me tais. Écoutons Ariel Katowice (la foufoune rideuse !!).

« Bonjour ! Moi c’est Ariel, 28 ans, graphiste et rennaise depuis une dizaine d’années.
On va dire que la moto, ça ne m’a pas pris comme une envie de pisser… Déjà gamine mon rêve était devenu « faire de la Harley au milieu du grand canyon ».
Va savoir pourquoi…Sûrement avais-je lu un roman dans le style ?


La moto pour moi c’était la classe ultime, les motards, des badboys au grand cœur tout habillé de cuir (haha merci le cliché !)… Les femmes motardes je les voyais comme des nanas qui n’ont peur de rien, des Indépendantes avec un grand I. Je voyais les grands roadtrip dans l’Ouest américain, la route, la vie, la Liberté ! Bref, je voulais absolument en faire parti !!
Et puis le temps a passé, j’ai fini mes études, j’ai passé mon permis voiture, non sans mal, mais du premier coup…La moto, toujours dans un coin de ma tête, mais je ne voyais pas bien comment mettre le pied à l’étrier, ou sous le sélecteur si je puis dire !

Et puis j’ai rencontré mon amoureux, motard invétéré depuis 16 ans, sur son ZX12R.

J’ai traîné mon cul derrière lui pendant de nombreuses bornes. En mode sac de sable. J’ai kiffé la vitesse, j’ai kiffé être trempé jusqu’aux os, ou transpirer comme une vache sous mon full cuir par 35° (youpi !). J’ai kiffé les courbatures après des départs-arrêtés un peu trop violents. Mais surtout j’ai kiffé les balades à plusieurs jusqu’à St Malo, et les petits verres en terrasse après une longue route au soleil. La vie, la vraie !
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Le déclic s’est fait lorsque, après une petite balade du dimanche, où je l’avais bien saoulé pour qu’il sorte la belle, mon amoureux s’est fait suspendre son permis…au détour d’une gentille courbe, un fourgon de gendarme, comme ça, BAM ! 5 mois de suspension, 5 mois sans moto ? Qu’à cela ne tienne, je me suis inscrite quelques semaines plus tard au permis. En plein mois de décembre, entrainement difficile, guerre facile il parait !

Mon premier cours… je suis arrivée à la bourre, moi qui déteste ça, tout le monde était déjà sur le plateau, dans le genre « bonjour-bienvenue » on repassera. J’ai passé mes 3 H à faire des tours en 125 pour apprendre à passer les vitesses. J’avais pris un stage d’initiation pour tester. Deuxième cours, j’ai débuté sur un ER6, à faire des ronds, de plus en plus petit.

Apprentissage du lent… Et première gamelle ! Ce n’était pas la dernière, puisque j’ai bien dû la faire tomber 3 fois, dont une où j’ai fini dans les hautes herbes du côté de la piste haha. J’avais beaucoup de mal a synchroniser mes mouvements…

La pire fois a été lorsqu’il a plu non-stop pendant 3 H. Après ça j’ai investi dans un pantalon K-way. Le meilleur achat que j’ai fais !

ariel3Après mes 3 H j’étais rincée… Cumuler mon job, plus la fatigue des heures, plus les fiches qu’il m’a fallu potasser… D’ailleurs ces putains de fiches, je crois que ça été le pire de l’apprentissage… L’énergie cinétique, on va dire que ça ne me passionnait pas plus que ça. L’homme en a passé des après-midi à me faire réviser, on a bien dû s’engueuler quelques fois à coup de « je n’y arriverais jamaiiis ». Et puis si, un jour j’ai compris que pour réussir le lent il fallait se coller à la machine, j’ai enfin fini par faire un temps honorable au rapide, j’ai enfin retenu mes vérifications machines… Bon, pour la poussette, c’était assez laborieux (et ça l’est toujours !). Mais j’ai fini par l’avoir ce plateau ! 3A, 1B. Quelques jours après mes 26 ans ! Après ça, le passage route n’a été qu’une formalité. Une 30ème d’heure en tout. C’était il y a 4 ans. Ma plus grande fierté à ce jour !

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« J’avais parié avec l’homme que j’aurais mon permis avant qu’il ne récupère le sien… Si je gagnais il me faisait essayer sa moto…

Paris gagné…photo à l’appui (il n’en menait pas large !…). Ma première (et actuelle) moto, m’a été offerte par lui. Une belle 500 CBs qu’il m’a fait essayer, comme ça, au magasin moto de copains. Voyant qu’elle me plaisait (heureusement !), il m’a tendu les clés, elle était déjà à mon nom ! Il avait passé la journée à la retaper.
Plus heureuse que moi tu ne peux pas test !

Les vrais débuts ont commencé…J’ai passé une grosse période de doute, où je prenais vraiment conscience des risques. Plus rien à voir avec la période «sac de sable» où j’étais presque insouciante !.
J’étais plus crispée qu’autre chose. Au point de ne pouvoir saluer les motards que je croisais par peur de lâcher mon guidon (pardon !!).

Mon gros soucis a été ma petite taille. Autant au permis je n’avais pas de problème, autant là j’appréhendais, les feux, les stops…Poser le pied était compliqué !! Pour palier à ce problème, ma moto est abaissée au max, ma selle creusée…j’ai même acheté des bottes qui cachent un gros talon (Daytona merci !).

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alixetsonhommeMon homme me répétait qu’il ne fallait pas rouler au dessus de ses pompes… mais j’avais quand même peur qu’il s’ennuie lorsque je me traînais un peu trop. (Je parle au passé, mais c’est toujours un peu le cas !).

Je ne fais pas partie d’un club. Mais l’une de mes meilleures amies à peu de temps après passé son permis et a fait, également l’acquisition d’une 500 CB…Nos hommes nous surnomment les «foufounes rideuses», je crois que l’on finira bien par se faire un patch du style haha !!

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Mon meilleur souvenir ? Le we moto que nous avons fait jusqu’à Dihan à Ploemel. 500 km en un we, que par des petits chemins de traverse. Nuit en cabane.
J’en parle sur mon blog ici
Je crois qu’au retour j’étais plus à l’aise que jamais !

ariel4Mon pire souvenir… Hum j’hésite…;) Je crois que c’est un trajet ANGERS-RENNES, de nuit, sous la pluie battante. Je ne voyais rien dans mon casque embuée, me repérant aux phares des voitures. Les bourrasques de vents me faisait dévier de ma trajectoire. J’ai cru que j’allais me planter mille fois. Je ne sentais plus mes doigts crispés par le froid (et la peur j’avoue !). Il faut être fou… un peu !

Niveau projet, peut-être acquisition d’une Harley, à deux pour la balade… on va dire que c’est un doux rêve, les finances ne le permettent pas encore ! Et puis MON grand rêve, l’Ouest Americain, avec une partie en moto….Affaire à suivre !

Merci toi Jeannette pour m’avoir demandé de raconter ma petite expérience. Allez les filles, lancez-vous ! »

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Tchao la belle et encore merci !

3 pensées sur “Ariel Katowice #1”

  1. Coucou! Le pseudo d’Ariel m’a intriguée. J’ai cherché l’explication, mais je ne l’ai pas vu sur son blog non plus. Et si je le demande, c’est parce que Katowice est le nom d’une ville polonaise! Si tu savais m’éclairer, merci d’avance! 🙂
    Bises, Kasia

    1. Je pense que tu as bien visé 😉 je lui ai transmis ton petit clin d’oeil bien agréable. bises Kasia !!!

    2. Salut Kasia ! Tu as bien deviné !
      Comme j’expliquais tous à l’heure à Jeannette par mail, c’est mon grand-père qui était polonais. Enfant il habitait pas loin de Katowice… Strzelce Wielkie (merci google map !). Peux-être connais-tu ? C’est une grosse ville ?
      J’ai complétement perdu le contact avec la famille resté la-ba. Il fut un temps où la cousine de mon grand-père lui écrivait (via une voisine qui traduisait en français avant d’envoyer). Mes grands-parents envoyaient en Pologne des graines/du savon/des chaussures aussi je crois…car ils étaient très pauvres.
      Mon grand-père n’a jamais voulu nous apprendre/nous parler polonais, pour que ses enfants s’intègrent mieux en France (pas facile de s’appeler Mlynarczyk à l’époque)…Du reste, étant arrivé en France très jeune, peut-être avait-il un peu oublié cette langue.
      Tout ça pour dire que je n’aimerais bien retrouver de la famille la-bas mais que du coup c’est un peu difficile…

      Bref j’ai encore raconté ma vie !!! 😉

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