A l’extrême ouest, des femmes et des hommes chevronnés

Plogoff, haut lieu de la Résistance

Ce billet est d’actualité comme un écho qui résonne à l’approche des élections de juin 2021 et 2022.

Elles approchent comme le énième déconfinement. S’aérer l’esprit, couper la téloche, sortir de son cocoon. Avant de reprendre une vie « presque » normale, j’ai pris la direction de Plogoff, petite commune à l’extrémité la plus à l’ouest du Finistère, de la Bretagne, et de la France !

J’avais envie de me frotter aux éléments avec un temps bien gris et la pluie menaçante. Ça remet une bretonne d’équerre !

Pors Loubous, un port abri historique


Il est rare que je quitte la route principale pour m’aventurer près des ports et falaises. Pas toujours évident de manœuvrer en moto au bout de ces impasses, avec ces côtes rocheuses pas très accueillantes. Et la frousse de dévaler avec ma pétrolette dans l’eau glacée calme un peu les ardeurs.

On calcule souvent l’IMC (vous savez pour maigrir). Il serait intéressant de calculer aussi l’IMM, l’Indice de Masse Motorisée. Avec mes 53 kilos face à 250 kilos de la Harley Sportster, je pense qu’un appareil mesurant l’IMM exploserait !

Mais bon allez j’y suis et j’y reste. Et je profite de ce magnifique paysage au port-abri de Pors Loubous. Même violent et rude, ce site chargé d’histoire vous coupe le souffle.

Vidéo Les Ports Abris du Cap Sizun

Au début du 20e siècle, le port Abri Loubous est très actif. Pendant la seconde guerre mondiale, il a vu des combattants, des résistants, débarquer ici. C’est très émouvant de s’imaginer ces hommes dans des canots sur une mer agitée. Elle peut t’avaler en une bouchée. Les risques qu’ils ont pris… la peur, le froid, sûrement la faim en temps de guerre. Je suis admirative.

Ce site est traversé par le GR34. Une belle idée de randonnée.

Plogoff – Port Abri – Pors Loubous

Malheureusement les histoires tragiques se répètent. Ce sont aujourd’hui des femmes, des enfants, des hommes qui fuient leurs pays en guerre ou n’offrant plus aucun avenir. Ce sont dans ces ports, en Méditerranée qu’ils rêvent d’accoster… Sur des terres en sécurité.

Port de Bestrée – Pointe du Raz – Plogoff

Alors non je ne pense pas que voter la blonde qui se pavane à la Trinité avec Kersauson soit la solution. Même si parfois nous sommes écœurés, désespérés, blessés, en colère. Parce que personne ne souhaite être dans ces barques à essayer de sauver sa peau ou la peau de sa femme, sa fille, son fils, son bébé…
Une vie c’est précieux. L’Histoire nous le rappelle. Notre démocratie aussi.

Profitez bien de la vie, de ce qu’elle vous offre ! bye bye

Cap Sizun – Pointe du Raz – Plogoff (29)

Facteur pour femmes livre 2

Cœurs et corps meurtris

Facteur pour femmes – le livre 2 – de Didier Quella-Guyot, scénariste et Manu Cassier, dessinateur

Revenir sur ses terres.
Retrouver sa famille, son logis.
Son île souvent perçue comme une prison mais devenue paradis dans les mémoires des combattants.

Juin 1914, tout a basculé sur cette île bretonne. Pêcheurs, paysans, curé et instituteur meurent pour leur patrie. Après le désespoir, leurs épouses n’ont pas d’autres choix… que de retrousser leurs manches. De mois en mois, d’année en année, chaque partie du corps de celui qui partageait le lit clos, parfois haï, souvent désiré, n’appelle plus leurs sens. C’est près de Maël, jeune facteur réformé que ce plaisir renaît – lire le livre 1.
Dans les tranchées, une carte postale postée par Maël, serrée fort dans les mains tremblantes, porte la souffrance des soldats.
1918, quelques survivants rentrent. Reprendre l’ouvrage et reprendre sa place au sein du foyer. Pourtant tout a changé sur cette petit île ; plus rien ne ressemble à la photo jaunie ou à la carte postale cornée. Il y a de lourds secrets que les femmes plus fragiles n’arrivent plus à garder.

Se libérer de l’oppression

Le retour des îliens pour ce second tome bouscule de nouveau le quotidien des travailleuses. Elles ont lutté et aussi combattu. La guerre ne s’est pas faite par les armes mais par les outils, la sueur, la solidarité. Dans les champs, sur le front de mer, par tous les temps, elles ont lutté pour survivre. Elles souhaitent la paix. La bataille reprend au retour des maris. Certaines n’auront de cesse de se libérer de cette oppression. La liberté elles l’ont gagnée par la sueur du labeur.
L’après-guerre n’a rien d’idyllique. L’émancipation reste encore réservée à une classe sociale. En Bretagne et dans toutes les campagnes de France, les femmes se heurtent aux refus des hommes de reconnaitre l’égalité.

Coiffes, costumes et patrimoine breton

Toujours curieuse (oui je sais ça fatigue mon entourage), il a bien fallu que je sache où se passe cette fiction. J’avais en tête depuis le début qu’elle se passait à l’Ile de Sein. Vous allez me dire Quelle importance ! Oui et non. La terre, les éléments, la situation géographique. Tous ces éléments sont importants. Ils définissent un territoire où une population s’adapte à la région et se forge un caractère.
Ma copine Nolwenn, reine de Cornouaille dans les années 90 (je sais plus si c’est 91 ou 99), pense que ces coiffes joliment dessinées par Manu Cassier, proviennent du Pays Vannetais et plus particulièrement de l’Ile de Groix. J’ai pour cela suivi un tuto de 15 min sur la pose de coiffe groisillonne… Maintenant je peux vous poser une coiffe sans vous transpercer le crâne. Enfin on ne va pas s’exciter tout de suite quand même !

Les auteurs

Didier Quella-Guyot, scénariste, Professeur de lettres, auteur d’ouvrages pédagogiques et critique de bandes dessinées collabore pour le premier tome de Facteur pour femmes avec Sébastien Morice, dessinateur, né à Vannes en 1974.

Pour le numéro 2, Didier Quella-Guyot s’associe avec Manu Cassier, dessinateur, né à Paris en 1972. Sa première collaboration avec Didier donne naissance au livre Esclaves de l’île de Pâques, paru en 2018.

Dualité de paysages, de caractères…

Pour ce second opus, même scénariste, Didier, dessinateur différent, Manu.
En feuilletant les pages du livre 2, j’ai rapidement saisi des mines plutôt inquiètes, de la tristesse voire de la colère. Les personnages semblaient soucieux.

Effectivement, ces auteurs n’ont pas donné le rôle de Belle des champs à nos héroïnes. Et c’est ce qui m’a plu. Autant le premier tome semble idyllique. Peut-être romantique je dirais. Autant l’univers de Manu Cassier est plus mélancolique.
Facteur pour femmes 2 m’a semblé plus brutal. Vivre sur une île n’a rien de facile. Les corps et les humeurs se heurtent parfois au dur quotidien (cela ne veut pas dire que ce n’est pas magnifique et enrichissant d’y vivre). Cela a résonné beaucoup plus en moi, la bretonne que je suis.
Ces deux tomes se complètent parfaitement ! Le romantisme de la Bretagne et toute sa dureté. Deux très beaux ouvrages.
Comme une femme, comme un homme, ce qui fait de nous notre originalité !
Avec plaisir, je serais heureuse d’offrir ces deux tomes aux éditions Bamboo si vous pouvez vous rendre sur Quimper (j’aime quand les livres continuent à vivre). Pour cela un mail à jupettedejeannette Arobase gmail point com 🙂

Femmes de nos îles bretonnes

une BD historique lors de la première guerre mondiale, sur une île bretonne.

Facteur pour femmes

facteur pour femmes – scénario Didier Quella-Guyot – dessins Sébastien Morice

28 juin 1914, les hommes les plus vaillants d’une petite île bretonne sont appelés à la guerre. Reste Maël, un homme un peu perdu, un peu bancale, surtout mal aimé. Lankou a soufflé trop fort sur l’ombre maternelle le jour de sa naissance.
Maël ne marche pas vite mais pédale fort. Les anciens restés sur l’île lui confient alors la distribution du courrier.
Des lettres des soldats du front, Maël vivra par procuration.
Reste Maël et les femmes. Mélangeant fantasmes et réalité, il reprend vie pendant que d’autres la perdent. Le curé du village missionné, plus de confesse à l’église, les secrets se dérobent derrière les plis des enveloppes cachetés…

Sensualité bretonne

Au fil des jours, des mois, les peaux se touchent : « Alors la fougue de son ventre vient se pâmer au pied du phare, dans un éclaboussement haletant et blême… ses soupirs et ses petits cris se mêlent à ceux des mouettes… bientôt c’est l’étale… Nolwenn rêve à nouveau de grandes marées… ».

Sensibilité féministe

Ces femmes au service de la nation participent à l’effort de guerre. Les champs sont cultivés, les bêtes soignées, les étables nettoyées. Elles remplacent les hommes. Prémisses des mouvements féministes, c’est aussi à travers leur corps qu’elle revendique leur liberté.

Tout m’a charmée dans cette BD historique. La beauté des traits, les couleurs, l’histoire de Maël à la fois cruelle, tendre, comme un bonbon caramel collé aux dents… ces éléments naturels, ces caractères mêlés comme tous ces contrastes des côtes bretonnes. Menaçantes. Dérangeantes. Fragiles. Magnifiques. Sincères…

Le livre a reçu le grand prix de la BD bretonne au festival Penn ar BD à Quimper aux éditions Grand Angle, en 2016.
lire l’article et découvrir la magnifique affiche de Morice

Le tome 2 paru début mars 2021 porte un secret. Et les secrets enfouis ne tardent pas à ressurgir. ça cause toujours dans nos petits bourgs bretons.
Je vous en parle très vite.
En cette période compliquée, j’espère que vous arrivez à vous évader.
Prenez bien soin de vous

Sous le garde boue des filles

Garde boue Harley Japan Style

Oui je dirais bien 4 ans… 4 ans que j’attendais cette petite jupette collée au pneu arrière de mon sportster. Un beau garde boue pour le poulpe qui vole au vent.

Dans le Japan Staïïle (mets toi un Bic entre les chicots), l’ours a mis un coup de tronçonneuse pour raccourcir l’ourlet. J’adoooooooore

Maintenant pour le fun je mettrai bien ma signature à l’intérieur. Quoique j’hésite… (combien ça peut coûter cette affaire). Et j’aurais un peu l’impression de ressortir ma trousse d’écolière avec écrit mon nom. Accolé à des cœurs et des initiales de boutonneux..

Je crois que je vais encore réfléchir… Ça peut être très gênant de regarder sous le garde boue des filles.

Sur la route 66 d’Éric Sarner

Que reste-t-il du rêve américain ?

Sur la route 66, Petites fictions d’Amérique

« L’espace américain sidère. On a beau l’avoir vu cent fois au cinéma et même l’avoir physiquement traversé, la nature vous y attrape chaque fois à la gorge. »

Eric Sarner

Eric Sarner est journaliste, poète et aventurier. Ces trois caractéristiques m’intéressent. Il est rare qu’on place à côté du mot journaliste le mot poète. Comme si cela était trop abstrait, ne rentrant dans aucune case. Triste uniformisation sociale.

Né en 43 à Alger, il écrit, filme, raconte, nous aide à nous interroger et à rêver.

Le voyage peut être douloureux car il ne livre pas toute la magie attendue. Les rencontres ne se font pas, la tension est palpable, les rues sont vides et même la lumière vous oppresse ou vous évite. Lorsque j’ai embarqué dans sa voiture à Chicago j’étais pleine d’espoir. Au fil des pages, je me suis demandée ce que je foutais là à trainer dans des motels, des souvenirs de la 66 made in China. Les petites fictions de Monsieur Sarner glissaient sur moi. J’avais envie d’un billet retour. Les Amériques c’est pas pour moi.

Rêve ou cauchemar ?

Et puis je me suis accrochée à la portière. Ce n’était pas possible de finir au beau milieu de cette route comme une chienne abandonnée par ses maitres en plein mois d’août. Je me sentis mieux au Nouveau Mexique et aux milieux de ces grands espaces, à l’Ouest toute. Une Bretonne a besoin d’horizon.

Rester deux nuits à El Rancho hotel à Gallup. Rencontrer le peuple Zuni. Relire les passages sur le Diablo Canyon. Se renseigner sur quelques sites sacrés des Navajos et des Apaches.
S’éterniser en Arizona. Flâner à Flagstaff mais éviter ces shops d’armes, dormir à l’hôtel Monte Vista et trembler aux moindres craquement de poutres.
Partager une ou deux bières avec Ana Maria à Seligman ferait aussi partie de ce voyage à la Sarner…

Je garde précieusement ce livre. Il fera partie un jour j’espère de mon road trip.

Découvrez aussi son documentaire pour France 5, lauréat de la Scam en 2007.

Que reste-t-il au bout de la route, ici, à 3 645 km de Chicago ?
J’ai aimé comme toujours la route pour elle-même, comme une image de la vie. Chez les personnes, j’ai aimé cette spontanéité, leur générosité immédiate dans la communication. La plupart du temps, je me suis senti étranger dans les grandes villes, chaque fois que je sortais de la vieille 66. Alors est-ce un pays que j’ai regardé ou plutôt un rêve que j’ai suivi. Comme si en choisissant une route démodée, j’avais traversé une Amérique idéale, presque une illusion…

Eric Sarner – La route 66, le rêve américain

Moitié moitié : friperie en ligne et mode engagée

Quand l’upcycling délivre des messages

@ Moitié Moitié

Réunis par une passion commune : la mode vestimentaire et ayant conscience de l’urgence écologique, deux jeunes Lyonnais proposent une collection de vêtements unisexe vintage. La boutique en ligne Moitié Moitié « non genrée » s’inscrit dans une démarche éco-responsable.
Découvrez leur portrait sur Paulette magazine

Un univers pop, old school et engagé !

Ils proposent également une gamme de vêtements customisés.
La 1ère collection « Consentement » porte des messages forts visant à dénoncer le harcèlement de rue et sexuel. Voilà un bel exemple d’upcycling (récupérer des matériaux pour les transformer).

@ Moitié Moitié
@ Moitié Moitié

Sweat à papa

Poupette est la reine pour piquer les sweats à l’ours quand elle a envie de trainer ou a le moral dans les pompes. Fille à papa. Et ce sont dans les friperies qu’elle trouve ses sweats qu’elle partage avec son amoureux (le père est sur la touche pour le coup). Leurs parfums se mélangent. Comme un doudou. Aide à supporter l’absence.

Se faire du bien, se sentir unique, Moitié Moitié sera votre prochain flirt 2021 (pour un flirt avec toi, je ferai n’importe quoi…).

Et je vous souhaite une belle année 2021. J’espère sincèrement le meilleur pour vous et votre famille. Que nous sortions tous indemnes de ce calvaire. Portez vous bien

Culture, ne renonce pas

Culture en période de crise, la sacrifiée

La situation est préoccupante mais ce qui nous attend m’inquiète encore un peu plus. Lisez ce texte de 2012, La culture et la crise de Jérôme Clément, ancien président d’Arte (texte toujours d’actualité).

Il commençait par « Il faut de toute urgence que la culture fasse de nouveau irruption dans la politique. » Je tressaille en lisant cette phrase. Avait-on pensé en 2012 au pire scénario ? Culture, toute forme de culture.. Vont-t-elles subsister ?

Ce qui m’inquiète est que la culture, dans toute l’Histoire, est la première à souffrir en période de crise. Pourtant elle est « indispensable dès le plus jeune âge pour réduire les inégalités et donc les chances d’accéder à une place dans la société, à l’heure où celles-ci s’accroissent et où une partie de la population s’appauvrit » comme le rappelle Jérôme Clément.

Elle permet l’imaginaire et aide à traverser les troubles. Troubles collectifs et individuels.
Un souvenir apparait. Je revois ma lolita, ma petiote rentrant dans l’adolescence.

Des places de concert pour grandir ensemble

Festival des Vieilles Charrues Eté 2016 : un des moments les plus forts vécus en famille. Il faisait très chaud, nous avions cassé la tirelire et le budget vacances pour s’offrir les places. Un peu anxieux car la lolita nous accompagne. Une première pour elle.. et pour nous les parents.

Une fois à l’intérieur du site, la pression baisse. L’ambiance est festive et on se sent en sécurité. La miss est si heureuse. Nous n’avions pas vraiment évalué ce qui allait se passer.
Jain sur la scène. Un son, une voix, et c’est parti ! Notre petit bout de femme se fond rapidement dans la foule avec joie et excitation. Nekfeu. Les mots, les textes, les sons, toutes ces émotions qu’elles ne pouvaient pas nous dire ou exprimer, explosent dans une grande liesse.
Elle a reçu une dose de vie et a vu d’autres jeunes pour la première fois partager avec elle ses mots, ses doutes d’ados. Une communion qui a participé sans aucun doute à sa construction. Sans jugement. Voilà ce qui s’est passé. Ce n’est pas mesurable, c’est si énorme. Voilà la culture. Rassembler, aider à grandir et à se sentir moins seul (les parents grandissent toujours aussi un peu dans ces moments-là).

Le cinéma pour apprendre le monde

Me concernant le cinéma est ma perfusion culturelle. Il peut parfois m’amener à changer de vision sur le monde. Pour exemple, j’ai souvenir du film La Dernière Marche avec Sean Penn sur le thème de la peine de mort… J’étais jeune et je n’arrivais pas je l’avoue à me placer sur cette question. Ce film a été une révélation. Il y en a tant d’autres….

Je pourrais continuer la liste sur les livres, sur les roads books qui aident à voyager pendant les confinements. Etc. Etc.

Jérôme Clément termine son article avec un « Vite, vite, on étouffe ! »

Visionnaire ?

Croisons les doigts pour que toutes ces richesses ne s’envolent pas, par un souffle maladif.
Prenez bien soin de vous.
Ci-dessous un moment unique passé aux Vieilles Charrues.

Tribulations d’un con

Premier roman d’Héloïse Deschepper


Dès les premières pages je suis passée par les montagnes russes.
J’ai préféré le poser et reprendre mes esprits.

Peut-être que cet ascenseur émotionnel était provoqué par le fait que l’écrivaine et moi n’étions pas étrangères.

Héloïse c’est une histoire commune d’écriture sur le net, de bavardage de nos fenêtres pendant ces longues semaines de confinement, de plaisir partagé et d’un profond respect. Alors j’ai pris peur de ne pas être objective.
C’était idiot. Forcément cette fille me touche, me fait rire, m’intéresse. Ce livre est le prolongement. De sa plume, ses mots sont un cadeau pour ses filles, pour les hommes et les femmes que nous sommes. Dans nos imperfections, nos désirs, nos erreurs, aussi notre force à renaître.

Héloïse n’a pas peur du diable et de ses démons.
Elle libère les tabous. J’aime cela. Une force, une âme et une arme… remplie d’amour et d’optimisme, même si cela peut paraître amer.

La vie quoi ! Comme le chante si fort Cali.

Félicitations pour ce premier livre que j’ai vite repris et lu avec beaucoup de plaisir. Une nouvelle page s’ouvre.

« Les parfums d’un jardin qui s’éveille,
des grains de café qu’on emprisonne,
un vieux fou qui parle à sa mère,
un hors sujet dans une boîte à chaussures,
la spiritualité d’un bain de minuit,
les ados d’avant Internet,
la playlist de France Inter un jour de grève,
l’aérographie d’un clitoris jovial,
Un roman à l’eau de rose… Avec les épines ! »

DISPONIBLE SUR COMMANDE AUX EDITIONS 5 minutes pour moi toute seule

Brest ink tattoo convention 2020

Belle édition 2020 du salon de tatouage à Brest. 80 tatoueuses et tatoueurs internationaux en Finistère

Convention tattoo incontournable en nord Finistère

Installée au parc des expo de la Penfeld à Brest, les 24 et 25 octobre, cette 2e édition Brest ink tattoo 2020 semblait marcher sur la pointe des pieds… Jauge limitée, consignes sanitaires et gestes barrières à respecter, les allées semblaient plus aérées qu’à l’accoutumé.

Pourtant, mise à part la désagréable présence de ce masque, le plaisir était tout aussi grand de découvrir ces Michel-Ange de nos épidermes. Et d’apprécier la bonne organisation de cet événement. Nous avons pendant près de 5 heures ratissé les 80 box de talentueux tatoueuses et tatoueurs.
Vous avez enfilé vos baskets ? posé votre masque sur votre gueule d’amour ? nickel ! suivez-moi !!

Une convention tattoo sous contrôle

Les professionnels de l’aiguille ont toujours respecté un protocole strict : stérilisation du matériel, équipements, hygiène… Ces nouvelles consignes ne les effraient pas. C’est donc dans une ambiance détendue qu’ils ont accueilli leur public désireux de se faire piquer malgré ce contexte quelque peu anxiogène.

Un peu de musique par ci par là, des stands de fringues et de déco. Pas de concert pour ce dimanche 25 octobre. L’esprit est au travail pour ce dernier jour. Concentration. Les demandes afflux, les places se remplissent. Je recherche cette petite musique de l’aiguille qui grésille sous les pores de la peau. Ce son si particulier qui manque à chaque adepte de tattoo, après un sevrage de quelques années.

Mais non ! j’ai eu beau m’approcher parfois de quelques box… aucun son ! (pas tous je vous rassure) ces pistolets évoluent et deviennent de plus en plus performants. Un matériel plus léger, moins sonore, et qui leur permet de tatouer plus vite, voire mieux. Et oui, le progrès s’immisce même au fond d’un tattoo shop de quartier. Pas plus mal pour eux et pour nous !. Je pousse jusqu’au son et odeur (sans mauvais jeu de mots), l’odeur piquante des solutions désinfectantes ? Aujourd’hui, les crèmes antiseptiques peu odorantes calment le feu des plaies suppurantes. A moins d’être touché par la Covid-19, tu sentiras peut-être moins ces effluves alcoolisés.

Coronavirus source d’inspiration tattoo ?

Diaporama de quelques sympathiques rencontres

Des univers différents : réaliste, traditionnel, old school, graphique, etc. Brest la Blanche a pu offrir de la couleur aux peaux un peu refroidis par quelques averses et vent d’automne.

Je m’attendais par contre à quelques sympathiques créations originales sur le thème de la pandémie… d’un certain virus. A moins d’être passée à côté, rien vu sur ce thème. Juste un pôvre Yoda suffoquant sous son masque.

Mes coups de cœur tattoo 2020

Mon premier coup de coeur répéré en fin de journée, au fin fond d’une salle cachée : Marie Souillon. Présente sur insta : souillontattoo et surtout présente du côté de St Malo.

Je retrouve l’influence du manga et du pays de Candy… retour direct en enfance. Mais bien plus qu’un flash back agréable, son travail est parfait, ses lignes et ses couleurs sont magnifiques. Mélangeant du lowbrow, personnages de manga ou Disney, elle apporte une touche personnelle et futuriste que j’apprécie beaucoup. Elle s’approprie les personnages, leur redonne vie avec humour et beauté. Une signature qui donne envie d’adopter des bébés chats et puis ensuite de les manger… et puis regretter et puis recommencer. bref j’adore.

Mon autre coup de cœur est pour Yob Esskael. De l’extrême réalisme à couper le souffle. Allez faire un tour sur son compte insta yob_esskael

Yob esskael – Brest Ink Tattoo convention 2020

et autres petites réflexions sur le tattoo

En parcourant les allées, en scrutant le public intéressé, j’ai quand même eu une drôle d’impression. Sommes nous tous égaux même face à un tatoueur ?
Le monde du tattoo se professionnalise. Les équipements se modernisent, les protocoles sanitaires de plus en plus stricts. Malgré une démocratisation certaine du tatouage, se payer un tattoo fait souvent mal au porte feuille.
Malgré une concurrence de plus en plus forte, les salons ne semblent pas connaitre la crise. Les tatoueurs sont de plus en plus pointus, plus créatifs et on parle aisément d’art. Je pense qu’il est juste fini ce temps du tatouage old school réalisé par dédé entre deux clopes et décidé un soir de détresse. Ah c’était ma petite séance de spleen passagère… (bon te plains pas non plus ça m’arrive pas tout le temps !). Allez je finis sur de bonnes notes avec un dernier diaporama.
Prenez bien soin de vous !

Photos non libres de droit – propriété de lajupettedejeannette.com

DéDalE rive gauche

Musée éphémère à Vannes dédié à l’art contemporain, street art, graffiti

L’art prend la rue

entrée de DéDalE
Gorille de bienvenue (si tu portes des baskets, c’est ok tu rentres)

C’est pas l’homme qui prend la mer mais l’art qui prend la rue.
Enfin la rue ! disons plutôt les couloirs des bureaux anciennement DDE, Direction Départementale de l’Equipement.
En 2018, une fois ses administratifs, ingénieurs et techniciens partis pour la croisade à l’ergonomie et autres chasses aux RPS, la ville de Vannes prête à un ingénieux collectif d’artistes (non grecs) les locaux : DéDalE (DDE) voit le jour.

Un musée éphémère

Artistes internationaux provenant du street art, du graffiti, du collage, du pochoir… ont créé pour DéDalE une œuvre souvent personnelle, parfois collective.
Ici un esprit pop déjanté, là un mal-être exprimé dans une pièce trop exigüe, au fond une explosion de couleurs sur fond de beuverie, à droite un arbre de vie comme une renaissance, à gauche une cellule de prison où fantasmes et hallucinations prennent place… j’ai adoré découvrir et traduit à ma façon ces créations si différentes. Même si parfois étourdie ; je sentais que j’étais pressée par le temps (un autre groupe attendait derrière).
J’aurais aimé pouvoir y retourner pour apprécier d’autant plus (mais les places sont prises d’assaut et il est difficile de trouver un créneau).

C’est ce qui fait la richesse de ce lieu. Des œuvres d’art qu’on aime ou que l’on n’aime pas, qui laissent place à l’imagination, à la découverte, à l’interrogation…
Pourvu qu’il ne reste pas éphémère. La Bretagne a BESOIN de ce type d’endroit ! pour laisser les artistes s’exprimer et offrir au public breton des lieux d’échanges. Je vous laisse apprécier quelques coups de cœur ci-dessous.
bonne rentrée à tous !

Dédale Café

Quelques créations parmi d’autres

Moner et Meyer artistes CARTEL 29 (Bretagne)
DARRY PERIER (Bordeaux)
PAKONE (Brest)
APHÖNE (Auray)
Sêma Lao (Limoges)
KELKIN artiste
SNOBE (Vannes)
Martin Bineau artiste
Stéphanie Kilgast (Vannes)
Stéphanie Kilgast (Vannes)
ZAG artiste (Morlaix)
SCAF Artiste
Installation des étudiants de l’IFAT
Œuvre flottante à l’entrée – depuis coulée par quelques imbéciles heureux