Chaumières bretonnes en Pierres Debout

Les villages de Kerascoët et Kercanic à Nevez

Lors de l’émission des Racines et des Ailes, je suis passée dans le petit village de Kerascoët à Nevez. Je n’ai pas réussi à revoir le replay (aucun replay dispo depuis, le serveur a dû exploser tellement d’auditeurs). Mais j’ai mes indics.

La douce voix de Carole Gaessler dans le documentaire annonce « Karine prend la direction de Trégunc…. vers le petit village de Kerascoët » …. HOPHOPHOP… on est mal on est mal… Trégunc, Nevez, Nevez, Trégunc… Attention chacun ses pierres et les vaches seront bien gardées !

Kerascoët est situé sur la commune de Nevez au sud de Concarneau. Il existe aussi des chaumières en Pierres Debout sur la commune de Trégunc. Allez embrassez vous ! smack !!

Pierres Debout ! il est l’heure… de vous expliquer

Dans cette région du Finistère Sud, les maisons étaient bâties de blocs de granit de plus de 2 mètres, appelés en breton « Mein Zao ». Ces gros blocs étaient ramassés dans les champs afin de les rendre cultivables (accroissement de la population). Taillées au départ par les tailleurs de pierre, les Pierres Debout forment les murs de ces chaumières uniques en France, ainsi que les clôtures. Puis ce sont les pêcheurs qui prirent le relais pour faire sortir ces énormes cailloux. Ils aidèrent les agriculteurs et en échange conservèrent ces pierres pour leur propre habitation.

Aujourd’hui, ces bâtisses sont entretenues grâce à leurs propriétaires, et restent du domaine privé.

L’histoire de ces chaumières en Pierres Debout est passionnante et je vous invite à lire et à découvrir d’autres chaumières.
J’ai eu la chance de refaire la balade en moto accompagnée de Benoit, Régis et Do. Un temps splendide (l’été 2021 a mis deux mois à venir 😉 et j’ai découvert une autre petit village Kercanic. Tout aussi mignon. Kercanic, Kerascoët mon cœur balance.
Un petit diaporama ci-dessous. Portez-vous bien les amis.

  • Village des pierres debout

Facteur pour femmes livre 2

Cœurs et corps meurtris

Facteur pour femmes – le livre 2 – de Didier Quella-Guyot, scénariste et Manu Cassier, dessinateur

Revenir sur ses terres.
Retrouver sa famille, son logis.
Son île souvent perçue comme une prison mais devenue paradis dans les mémoires des combattants.

Juin 1914, tout a basculé sur cette île bretonne. Pêcheurs, paysans, curé et instituteur meurent pour leur patrie. Après le désespoir, leurs épouses n’ont pas d’autres choix… que de retrousser leurs manches. De mois en mois, d’année en année, chaque partie du corps de celui qui partageait le lit clos, parfois haï, souvent désiré, n’appelle plus leurs sens. C’est près de Maël, jeune facteur réformé que ce plaisir renaît – lire le livre 1.
Dans les tranchées, une carte postale postée par Maël, serrée fort dans les mains tremblantes, porte la souffrance des soldats.
1918, quelques survivants rentrent. Reprendre l’ouvrage et reprendre sa place au sein du foyer. Pourtant tout a changé sur cette petit île ; plus rien ne ressemble à la photo jaunie ou à la carte postale cornée. Il y a de lourds secrets que les femmes plus fragiles n’arrivent plus à garder.

Se libérer de l’oppression

Le retour des îliens pour ce second tome bouscule de nouveau le quotidien des travailleuses. Elles ont lutté et aussi combattu. La guerre ne s’est pas faite par les armes mais par les outils, la sueur, la solidarité. Dans les champs, sur le front de mer, par tous les temps, elles ont lutté pour survivre. Elles souhaitent la paix. La bataille reprend au retour des maris. Certaines n’auront de cesse de se libérer de cette oppression. La liberté elles l’ont gagnée par la sueur du labeur.
L’après-guerre n’a rien d’idyllique. L’émancipation reste encore réservée à une classe sociale. En Bretagne et dans toutes les campagnes de France, les femmes se heurtent aux refus des hommes de reconnaitre l’égalité.

Coiffes, costumes et patrimoine breton

Toujours curieuse (oui je sais ça fatigue mon entourage), il a bien fallu que je sache où se passe cette fiction. J’avais en tête depuis le début qu’elle se passait à l’Ile de Sein. Vous allez me dire Quelle importance ! Oui et non. La terre, les éléments, la situation géographique. Tous ces éléments sont importants. Ils définissent un territoire où une population s’adapte à la région et se forge un caractère.
Ma copine Nolwenn, reine de Cornouaille dans les années 90 (je sais plus si c’est 91 ou 99), pense que ces coiffes joliment dessinées par Manu Cassier, proviennent du Pays Vannetais et plus particulièrement de l’Ile de Groix. J’ai pour cela suivi un tuto de 15 min sur la pose de coiffe groisillonne… Maintenant je peux vous poser une coiffe sans vous transpercer le crâne. Enfin on ne va pas s’exciter tout de suite quand même !

Les auteurs

Didier Quella-Guyot, scénariste, Professeur de lettres, auteur d’ouvrages pédagogiques et critique de bandes dessinées collabore pour le premier tome de Facteur pour femmes avec Sébastien Morice, dessinateur, né à Vannes en 1974.

Pour le numéro 2, Didier Quella-Guyot s’associe avec Manu Cassier, dessinateur, né à Paris en 1972. Sa première collaboration avec Didier donne naissance au livre Esclaves de l’île de Pâques, paru en 2018.

Dualité de paysages, de caractères…

Pour ce second opus, même scénariste, Didier, dessinateur différent, Manu.
En feuilletant les pages du livre 2, j’ai rapidement saisi des mines plutôt inquiètes, de la tristesse voire de la colère. Les personnages semblaient soucieux.

Effectivement, ces auteurs n’ont pas donné le rôle de Belle des champs à nos héroïnes. Et c’est ce qui m’a plu. Autant le premier tome semble idyllique. Peut-être romantique je dirais. Autant l’univers de Manu Cassier est plus mélancolique.
Facteur pour femmes 2 m’a semblé plus brutal. Vivre sur une île n’a rien de facile. Les corps et les humeurs se heurtent parfois au dur quotidien (cela ne veut pas dire que ce n’est pas magnifique et enrichissant d’y vivre). Cela a résonné beaucoup plus en moi, la bretonne que je suis.
Ces deux tomes se complètent parfaitement ! Le romantisme de la Bretagne et toute sa dureté. Deux très beaux ouvrages.
Comme une femme, comme un homme, ce qui fait de nous notre originalité !
Avec plaisir, je serais heureuse d’offrir ces deux tomes aux éditions Bamboo si vous pouvez vous rendre sur Quimper (j’aime quand les livres continuent à vivre). Pour cela un mail à jupettedejeannette Arobase gmail point com 🙂

Brest ink tattoo convention 2020

Belle édition 2020 du salon de tatouage à Brest. 80 tatoueuses et tatoueurs internationaux en Finistère

Convention tattoo incontournable en nord Finistère

Installée au parc des expo de la Penfeld à Brest, les 24 et 25 octobre, cette 2e édition Brest ink tattoo 2020 semblait marcher sur la pointe des pieds… Jauge limitée, consignes sanitaires et gestes barrières à respecter, les allées semblaient plus aérées qu’à l’accoutumé.

Pourtant, mise à part la désagréable présence de ce masque, le plaisir était tout aussi grand de découvrir ces Michel-Ange de nos épidermes. Et d’apprécier la bonne organisation de cet événement. Nous avons pendant près de 5 heures ratissé les 80 box de talentueux tatoueuses et tatoueurs.
Vous avez enfilé vos baskets ? posé votre masque sur votre gueule d’amour ? nickel ! suivez-moi !!

Une convention tattoo sous contrôle

Les professionnels de l’aiguille ont toujours respecté un protocole strict : stérilisation du matériel, équipements, hygiène… Ces nouvelles consignes ne les effraient pas. C’est donc dans une ambiance détendue qu’ils ont accueilli leur public désireux de se faire piquer malgré ce contexte quelque peu anxiogène.

Un peu de musique par ci par là, des stands de fringues et de déco. Pas de concert pour ce dimanche 25 octobre. L’esprit est au travail pour ce dernier jour. Concentration. Les demandes afflux, les places se remplissent. Je recherche cette petite musique de l’aiguille qui grésille sous les pores de la peau. Ce son si particulier qui manque à chaque adepte de tattoo, après un sevrage de quelques années.

Mais non ! j’ai eu beau m’approcher parfois de quelques box… aucun son ! (pas tous je vous rassure) ces pistolets évoluent et deviennent de plus en plus performants. Un matériel plus léger, moins sonore, et qui leur permet de tatouer plus vite, voire mieux. Et oui, le progrès s’immisce même au fond d’un tattoo shop de quartier. Pas plus mal pour eux et pour nous !. Je pousse jusqu’au son et odeur (sans mauvais jeu de mots), l’odeur piquante des solutions désinfectantes ? Aujourd’hui, les crèmes antiseptiques peu odorantes calment le feu des plaies suppurantes. A moins d’être touché par la Covid-19, tu sentiras peut-être moins ces effluves alcoolisés.

Coronavirus source d’inspiration tattoo ?

Diaporama de quelques sympathiques rencontres

Des univers différents : réaliste, traditionnel, old school, graphique, etc. Brest la Blanche a pu offrir de la couleur aux peaux un peu refroidis par quelques averses et vent d’automne.

Je m’attendais par contre à quelques sympathiques créations originales sur le thème de la pandémie… d’un certain virus. A moins d’être passée à côté, rien vu sur ce thème. Juste un pôvre Yoda suffoquant sous son masque.

Mes coups de cœur tattoo 2020

Mon premier coup de coeur répéré en fin de journée, au fin fond d’une salle cachée : Marie Souillon. Présente sur insta : souillontattoo et surtout présente du côté de St Malo.

Je retrouve l’influence du manga et du pays de Candy… retour direct en enfance. Mais bien plus qu’un flash back agréable, son travail est parfait, ses lignes et ses couleurs sont magnifiques. Mélangeant du lowbrow, personnages de manga ou Disney, elle apporte une touche personnelle et futuriste que j’apprécie beaucoup. Elle s’approprie les personnages, leur redonne vie avec humour et beauté. Une signature qui donne envie d’adopter des bébés chats et puis ensuite de les manger… et puis regretter et puis recommencer. bref j’adore.

Mon autre coup de cœur est pour Yob Esskael. De l’extrême réalisme à couper le souffle. Allez faire un tour sur son compte insta yob_esskael

Yob esskael – Brest Ink Tattoo convention 2020

et autres petites réflexions sur le tattoo

En parcourant les allées, en scrutant le public intéressé, j’ai quand même eu une drôle d’impression. Sommes nous tous égaux même face à un tatoueur ?
Le monde du tattoo se professionnalise. Les équipements se modernisent, les protocoles sanitaires de plus en plus stricts. Malgré une démocratisation certaine du tatouage, se payer un tattoo fait souvent mal au porte feuille.
Malgré une concurrence de plus en plus forte, les salons ne semblent pas connaitre la crise. Les tatoueurs sont de plus en plus pointus, plus créatifs et on parle aisément d’art. Je pense qu’il est juste fini ce temps du tatouage old school réalisé par dédé entre deux clopes et décidé un soir de détresse. Ah c’était ma petite séance de spleen passagère… (bon te plains pas non plus ça m’arrive pas tout le temps !). Allez je finis sur de bonnes notes avec un dernier diaporama.
Prenez bien soin de vous !

Photos non libres de droit – propriété de lajupettedejeannette.com

Beach Break au Dossen // Café et Surfshop

Un shop, un café, une terrasse face à une île…le vent, la mer… qu’est ce qu’on est bien au Dossen. Premier surf shop dans la région de Morlaix, nous avons eu un coup de cœur pour ce lieu branché. Enfin en Finistère nord ! près d’un spot de surf apprécié, il était temps. Continuer la lecture de « Beach Break au Dossen // Café et Surfshop »

La Cantine des Sardines à Morlaix

OOOOoohh les Morlaisiennes et les Mors les bien ont beaucoup beaucoup de chance d’avoir ce lieu si agréable, place des Jacobins, près du Musée des beaux arts. Continuer la lecture de « La Cantine des Sardines à Morlaix »

Les Bara Gwineuses

« L’eau et le vin, Je veux l’eau et le vin, La mer qui me revient, Je veux l’eau des marins… » Unissant les caractères féminin et masculin, la chanson de Paradis nous offrait aussi la note et le parfum du tanin. J’aime le sujet et l’interprétation. oui j’aime le vin, rouge s’il vous plait !
Vous rappelez-vous la première fois que vous avez aimé le vin ? et comment peut-on savoir s’il est de bonne qualité ?
J’ai eu la chance il y a quelques années de passer de très bons moments avec un ami, Arnaud, œnologue. De retour de salons et autres concours, il nous gâtait avec de grands crus. Il m’a appris une chose… il n’y a pas de bons ou mauvais vins. Tout est question de goût et de palais.

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Du Dirt Track en Bretagne !

Le 30 juin 2017, le spécialiste Yann Le Douche de Breizh Coast Kustoms, concepteur et passionné de courses, présentait lors de sa soirée événement son Dirt Tracker fraichement sorti des ateliers de pointures comme KCP Designs, Fifties and More, et l’Atelier du Graveur, etc.

Il me donne l’occasion d’en parler et de creuser un peu en toute modestie cette discipline bien rock’n’roll.

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RUSTY’S RIDE // MORNING 13 MAI 2017 // LENNON’S BAR

Rusty Heads connais pas… pour résumer c’est un groupe de copains qui se rassemble pour partager des événements, dans la région, autour de la moto. Quel est leur point commun ? ils aiment la mer, la glisse, les mobylettes, les BBQ et les fringues (et même les pins)… ah aussi les paillotes au bord de mer, les tatouages, illustrations et lettrages.
Si la carcasse de leur machine rouille à cause des embruns de la côte bretonne, it’s not a problem my friend. Continuer la lecture de « RUSTY’S RIDE // MORNING 13 MAI 2017 // LENNON’S BAR »

Deviens une sirène grâce à Aqua Rêve en BZH


Marine Grosjean a flairé chez la Jeannette un p’tit côté déjanté. Non, ce n’est pas mon niveau I en plongée sous-marine qui a impressionné cette athlète….  mais plutôt le potentiel de conduire ma pétrolette avec une queue de sirène ! Quoi ? Tu doutes ? Enfile ton maillot et tes palmes (plutôt ta monopalme) et suis-nous pour découvrir le mermaiding !