2020 Débloque tes freins

Très bonnes fêtes de fin d’année !

Camaret sur Mer (29)

2019, 7 articles publiés sur ce site. C’est peu. Mais franchement, vu la masse d’informations que vous tentez de digérer dans une journée, je vous sauve les neurones. Je sauve aussi les miens en ayant supprimé ma page Facebook noyée parmi d’autres… quelques millions. Sans grand intérêt. ça passe le temps vous me direz.

2019 fut égoïstement orientée.. délicieusement égoïste !. Un nouveau job rêvé, un voyage assumé, du sport, des musées… Mon leitmotiv Osez porte ses fruits. Vous devriez essayer. Pour ce qui est de la moto, les grands événements de motards j’avoue se sont escomptés. Rassemblements Harley évités, nous avons roulé en petit groupe fidèle à travers notre beau pays le Finistère. Résultat des courses, quelques vidéos cet été.

2020, allez on débloque les freins (de toute façon Harley ça ne freine pas. Cela fait longtemps que je ne compte plus sur eux). J’ai des envies de liberté et d’odeur d’essence. Quelques idées en tête pour 2020, des endroits à vous présenter et j’espère un ou deux rassemblements moto.

Je vous souhaite de très bonnes fêtes avec votre famille et vos amis ! un beau voyage, de belles rencontres et de belles amitiés. Que votre pétrolette tienne la route en 2020 ! Et merde pour celles et ceux qui passent leur permis ! Bonnes fêtes à vous.

Un des meilleurs pubs en Finistère, le Saint Hubert

Le pub, patrimoine breton ?

@FredDbzh

Un pub, une institution. Les colonies britanniques ont contribué au développement de ces établissements dans le monde entier. Bretagne… Grande Bretagne ?. Un pub est avant tout celtique ! Musique irlandaise ou bretonne… les pubs sont des tiers-lieux culturels où les musiciens nous font découvrir d’anciens morceaux ou de nouveaux talents. Indispensables où toutes catégories socio-professionnelles se retrouvent. Et on y sert un breuvage souvent apprécié des Celtes … la bière ! A Quimper, le Ceili est l’un de ces pubs ayant le plus gros débit de bière en Bretagne. Une autre adresse sympa, avec boiseries et déco typique, c’est le Poitin Still qui a réouvert en début d’été.

Le Pub Saint Hubert à Sizun

Il en existe un dans les Monts d’Arrée, c’est le Pub St Hubert à St Cadou, commune de Sizun. Ce commerce anciennement bar épicerie fut transformé en pub typique, en 1987 par un Anglais appelé Lucky Shaw. De nouveaux propriétaires perpétuent la tradition et proposent aujourd’hui de fameux fish&chips. Une tuerie.

@FredDbzh
@FredDdzh

Les Monts d’Arrée en moto

Sizun n’a pas de secret pour notre ami Fred qui nous a fait découvrir le St Hubert. Balade moto faisait partie du programme. Et fait plutôt rare mais pas exceptionnel, nous avons lâché le guidon pour une petite marche sur les monts. Bien agréable et apprécié de tous. Merci Fred pour ce ride.

Pratique
Pub Saint Hubert, bourg St Cado à Sizun
Tél. 02 98 19 32 43
ouvre à 17h00 sauf le dimanche 11h00

Fred à côté d’une Jupette un peu avachie…
Mon sportster 883 … smouck

La vieille qui conduisait des motos d’Anne-France DAUTHEVILLE

Le 13 juillet dernier, Anne-France Dautheville présentait son dernier livre « La vieille qui conduisait des motos » à l’Ecole des Filles à Huelgoat. Anne-France Dautheville est journaliste, écrivaine, motarde et aventurière (les qualificatifs manquent ! tellement elle est inspirante). Elle est la première femme à avoir fait le tour du monde en moto, début des années 70.

Le livre pour (se rappeler) d’aimer la vie

Voilà maintenant une dizaine d’années que je fréquente l’Ecole des Filles à Huelgoat, lieu culturel en centre Bretagne. J’ai retrouvé trace sur mon blog d’un premier billet écrit en 2010. Cette ancienne école, tenue aujourd’hui par Françoise Livinec, a un impressionnant pouvoir d’attraction. Au-delà des conférences exceptionnelles proposées l’été, ce lieu a beaucoup de charme. Et les femmes et les hommes qui parlent de leurs œuvres, du monde, qui exposent leurs peintures, leurs dessins agrémentent l’école d’ondes positives par leur art et leur enseignement.

Voir des Vrais gens

Je l’avoue (et je le lui ai avoué) je ne connaissais pas Anne-France Dautheville la motarde. Je pourrais effectivement éplucher tous les blogs et les sites à la recherche de femmes motardes célèbres. Et vous copier-coller leurs histoires, photos, piquées sur Wikipédia. Oui mais non. Ça ne m’intéresse pas. J’ai besoin de me frotter à l’humain. Depuis mes dernières (rares) interviews, je suis devenue accro. J’aime « me frotter » à la chair humaine. L’enrichissement personnel est multiplié par 150 dix milles. Même une déception (gentil sur le papier mais en direct un vrai blaireau avec toute sa machinerie…) est profitable ; ça aide à grandir. On me dit souvent que je suis une femme enfant. C’est le plus beau compliment que l’on puisse me faire. En effet, j’ai encore de belles choses à apprendre et des gens formidables à rencontrer. L’innocence m’apaise.

La conférence du 13 juillet 2019 : Rêve et réussite

Le jour de la conférence, nous sommes arrivés en avance. Je n’avais pas remarqué qu’elle s’était assise en face de nous en attendant de rejoindre son pupitre. Je ne sais pas si c’est un hasard, mais elle s’est retournée au moment où mon cher et tendre me demande (en me montrant une page du programme de l’été) si c’est bien « cette jeune écrivaine qui couche avec Marc Lavoine ». Petit moment de solitude lorsqu’elle se lève et rejoint l’estrade. Elle s’est peut-être dit qu’on était deux gentils abrutis…

L’entrevue débute. Elle commence par nous parler de lichen trouvé dans la forêt d’Huelgoat. J’avoue me sentir désorientée dès les premières secondes. Puis Symbiose, Entraide, Interdépendance, Différence, Amour aussi… voilà je suis embarquée, l’engrenage du circuit prend vie. Anne-France Dautheville parle avec poésie. Elle manie les mots, les sons avec finesse et beauté. Avec elle, même la pire des grossièretés serait dite avec classe. Je n’ai pas cette qualité, je suis tellement brute de décoffrage. En l’écoutant, je me suis sentie plus légère, plus jolie. Elle me ravit.

Séance Dédicace

Moment mortifère. Son livre à la main, l’héroïne offre de son temps pour une séance dédicace. Mes muscles commencent à se crisper et tous mes neurones foutent le camp. Les salauds. Ils se tirent, galopant, les lâches. Je suis là comme un rond de serviette qui s’accroche à son bouquin (j’existe j’ai acheté !!). Qu’est-ce que je vais lui dire !… alors forcément on dit toujours des conneries. Dans le fil de la conversation, elle me dit quelque chose qui m’a un peu secouée (mais j’aime ça, ça me remet d’aplomb) : je lui dis que « c’est courageux ! qu’est-ce que j’aimerais le faire… partir en moto dans des pays lointains… mais j’en serais incapable ! j’ai trop peur »… elle me répond du tac au tac « si les gens ont peur c’est qu’ils ne sont pas fait pour cela ». Je suis déçue de cet échange. Car d’une part, ma remarque était idiote, je n’ai pas peur des gens, de partir, d’aller à la rencontre de.. d’autre part, c’est une peur exprimant la peur de manquer. Manquer d’argent pour une réparation, manquer le virage… que la famille me manque (venez me chercher, je suis coincée dans un fossé !!). C’est mon petit confort de vie, rempli d’amour qui me ramène sur le chemin du garage. Alors peut-être que je ne suis pas faite pour cela… mais je ne suis pas convaincue, qui sait…

« La vieille qui conduisait des motos » mais pas que

Son livre parle de son road trip en moto. Pour ses 60 ans, elle enfourche sa teutonne, une 800 BMW, et part faire le tour des copains. Pour son passage auprès des amis, elle demande « une cuite et un gâteau » sinon rien. J’ai adoré son livre plein de clins d’œil, d’humour, de sensibilité, d’humanité. Quelle force, quelle singularité, quel optimisme. Cela faisait longtemps qu’un livre ne m’avait pas redonné vie et le goût de lire.

Il parle de motos, de rencontres, aussi de société, de psychiatrie, de croques monsieur, de féminité, de vieillesse, du temps, des arbres, de sexe un peu aussi !

Extraits

« …Depuis quelques années, notre société opère une immense mutation. Nous étions bien tranquilles à l’intérieur de nos frontières quand le monde a déferlé chez nous. Des immigrés avec ou sans papiers, des produits moins chers qui torpillent nos productions, des idées qui bousculent nos certitudes. Nous vivons petit, il nous faut penser grand. Toutes les sociétés qui mutent se radicalisent, se recentrent sur des peurs…»

« …Tu seras un homme, ma fille ! Cette phrase n’a jamais été prononcée, mais elle résume mon éducation. Les femmes convenables sont des êtres incapables de réflexion, de discipline et de compétence. La preuve : celles qui gagnent de l’argent sont des Juives ou des grues. Je suis partie dans la vie tout de travers, corps de femme, goût des hommes, interdite de féminité… »

Merci

Merci à elle pour tous ces partages de bonheur et de doute. Je suis fan.

ma pétrolette


Le duo Jupette//pétrolette fonctionne toujours aussi bien. Je ne l’échangerai pas contre une autre… même si c’est une enclume, qu’elle me fait des frayeurs lorsqu’elle a des ratés (elle hait la chaleur, c’est bien une bretonne !), qu’elle fume (hum le barbu me dit que le cylindre arrière est fatigué), qu’elle me fait mal au dos (je devrais changer de selle) et qu’elle me renvoie à la figure toute flaque d’eau chargée de boue… c’est gentil, ça colle sur les lunettes.
Ma poulpette est caractérielle et impulsive comme sa maîtresse, susceptible si tu n’en prends pas soin, a de l’âge et peut se fatiguer. Mais toujours partante … sauf sous la pluie !!
Pour 2018… plutôt fin… que dirait-elle, la pétrolette, si le barbu l’habille d’un garde boue arrière relevé, comme une jupette volante, Japan Style.
A suivre…

Essai Harley-Davidson STREET ROD 2017

La Street Rod est toute nouvelle. Petite sœur de la Harley-Davidson Street, la Street Rod est arrivée au mois de mai à la concession Cornouaille Moto à Quimper. Les essais sont ouverts. Et c’est avec excitation (et un peu d’appréhension) que j’ai accepté ce premier essai … provenant non pas de la concession mais de mon barbu. Continuer la lecture de « Essai Harley-Davidson STREET ROD 2017 »

Le petit studio de Stef /// Lastefotographie

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Stéphanie LAGARES

J’ai envie de vous présenter Stéphanie Lagares. En plus, d’être une bikeuse, elle a lancé son activité de Photographe. Une photographe un peu particulière puisqu’elle connaît bien et apprécie le milieu de la kustom kulture.
Avec quelques kilomètres en moins, j’aurais aimé, sans aucun doute, passer du temps avec Stéphanie. Je serais bien allée rouler ; suivre virages et courbes avec confiance, cramer ensemble quelques litres du breuvage. Oui mais elle est en haut et moi en bas (sud Finistère // Côtes d’Armor). oui je sais c’est faisable… ça viendra j’espère. Continuer la lecture de « Le petit studio de Stef /// Lastefotographie »