A l’extrême ouest, des femmes et des hommes chevronnés

Plogoff, haut lieu de la Résistance

Ce billet est d’actualité comme un écho qui résonne à l’approche des élections de juin 2021 et 2022.

Elles approchent comme le énième déconfinement. S’aérer l’esprit, couper la téloche, sortir de son cocoon. Avant de reprendre une vie « presque » normale, j’ai pris la direction de Plogoff, petite commune à l’extrémité la plus à l’ouest du Finistère, de la Bretagne, et de la France !

J’avais envie de me frotter aux éléments avec un temps bien gris et la pluie menaçante. Ça remet une bretonne d’équerre !

Pors Loubous, un port abri historique


Il est rare que je quitte la route principale pour m’aventurer près des ports et falaises. Pas toujours évident de manœuvrer en moto au bout de ces impasses, avec ces côtes rocheuses pas très accueillantes. Et la frousse de dévaler avec ma pétrolette dans l’eau glacée calme un peu les ardeurs.

On calcule souvent l’IMC (vous savez pour maigrir). Il serait intéressant de calculer aussi l’IMM, l’Indice de Masse Motorisée. Avec mes 53 kilos face à 250 kilos de la Harley Sportster, je pense qu’un appareil mesurant l’IMM exploserait !

Mais bon allez j’y suis et j’y reste. Et je profite de ce magnifique paysage au port-abri de Pors Loubous. Même violent et rude, ce site chargé d’histoire vous coupe le souffle.

Vidéo Les Ports Abris du Cap Sizun

Au début du 20e siècle, le port Abri Loubous est très actif. Pendant la seconde guerre mondiale, il a vu des combattants, des résistants, débarquer ici. C’est très émouvant de s’imaginer ces hommes dans des canots sur une mer agitée. Elle peut t’avaler en une bouchée. Les risques qu’ils ont pris… la peur, le froid, sûrement la faim en temps de guerre. Je suis admirative.

Ce site est traversé par le GR34. Une belle idée de randonnée.

Plogoff – Port Abri – Pors Loubous

Malheureusement les histoires tragiques se répètent. Ce sont aujourd’hui des femmes, des enfants, des hommes qui fuient leurs pays en guerre ou n’offrant plus aucun avenir. Ce sont dans ces ports, en Méditerranée qu’ils rêvent d’accoster… Sur des terres en sécurité.

Port de Bestrée – Pointe du Raz – Plogoff

Alors non je ne pense pas que voter la blonde qui se pavane à la Trinité avec Kersauson soit la solution. Même si parfois nous sommes écœurés, désespérés, blessés, en colère. Parce que personne ne souhaite être dans ces barques à essayer de sauver sa peau ou la peau de sa femme, sa fille, son fils, son bébé…
Une vie c’est précieux. L’Histoire nous le rappelle. Notre démocratie aussi.

Profitez bien de la vie, de ce qu’elle vous offre ! bye bye

Cap Sizun – Pointe du Raz – Plogoff (29)

Culture, ne renonce pas

Culture en période de crise, la sacrifiée

La situation est préoccupante mais ce qui nous attend m’inquiète encore un peu plus. Lisez ce texte de 2012, La culture et la crise de Jérôme Clément, ancien président d’Arte (texte toujours d’actualité).

Il commençait par « Il faut de toute urgence que la culture fasse de nouveau irruption dans la politique. » Je tressaille en lisant cette phrase. Avait-on pensé en 2012 au pire scénario ? Culture, toute forme de culture.. Vont-t-elles subsister ?

Ce qui m’inquiète est que la culture, dans toute l’Histoire, est la première à souffrir en période de crise. Pourtant elle est « indispensable dès le plus jeune âge pour réduire les inégalités et donc les chances d’accéder à une place dans la société, à l’heure où celles-ci s’accroissent et où une partie de la population s’appauvrit » comme le rappelle Jérôme Clément.

Elle permet l’imaginaire et aide à traverser les troubles. Troubles collectifs et individuels.
Un souvenir apparait. Je revois ma lolita, ma petiote rentrant dans l’adolescence.

Des places de concert pour grandir ensemble

Festival des Vieilles Charrues Eté 2016 : un des moments les plus forts vécus en famille. Il faisait très chaud, nous avions cassé la tirelire et le budget vacances pour s’offrir les places. Un peu anxieux car la lolita nous accompagne. Une première pour elle.. et pour nous les parents.

Une fois à l’intérieur du site, la pression baisse. L’ambiance est festive et on se sent en sécurité. La miss est si heureuse. Nous n’avions pas vraiment évalué ce qui allait se passer.
Jain sur la scène. Un son, une voix, et c’est parti ! Notre petit bout de femme se fond rapidement dans la foule avec joie et excitation. Nekfeu. Les mots, les textes, les sons, toutes ces émotions qu’elles ne pouvaient pas nous dire ou exprimer, explosent dans une grande liesse.
Elle a reçu une dose de vie et a vu d’autres jeunes pour la première fois partager avec elle ses mots, ses doutes d’ados. Une communion qui a participé sans aucun doute à sa construction. Sans jugement. Voilà ce qui s’est passé. Ce n’est pas mesurable, c’est si énorme. Voilà la culture. Rassembler, aider à grandir et à se sentir moins seul (les parents grandissent toujours aussi un peu dans ces moments-là).

Le cinéma pour apprendre le monde

Me concernant le cinéma est ma perfusion culturelle. Il peut parfois m’amener à changer de vision sur le monde. Pour exemple, j’ai souvenir du film La Dernière Marche avec Sean Penn sur le thème de la peine de mort… J’étais jeune et je n’arrivais pas je l’avoue à me placer sur cette question. Ce film a été une révélation. Il y en a tant d’autres….

Je pourrais continuer la liste sur les livres, sur les roads books qui aident à voyager pendant les confinements. Etc. Etc.

Jérôme Clément termine son article avec un « Vite, vite, on étouffe ! »

Visionnaire ?

Croisons les doigts pour que toutes ces richesses ne s’envolent pas, par un souffle maladif.
Prenez bien soin de vous.
Ci-dessous un moment unique passé aux Vieilles Charrues.

Tribulations d’un con

Premier roman d’Héloïse Deschepper


Dès les premières pages je suis passée par les montagnes russes.
J’ai préféré le poser et reprendre mes esprits.

Peut-être que cet ascenseur émotionnel était provoqué par le fait que l’écrivaine et moi n’étions pas étrangères.

Héloïse c’est une histoire commune d’écriture sur le net, de bavardage de nos fenêtres pendant ces longues semaines de confinement, de plaisir partagé et d’un profond respect. Alors j’ai pris peur de ne pas être objective.
C’était idiot. Forcément cette fille me touche, me fait rire, m’intéresse. Ce livre est le prolongement. De sa plume, ses mots sont un cadeau pour ses filles, pour les hommes et les femmes que nous sommes. Dans nos imperfections, nos désirs, nos erreurs, aussi notre force à renaître.

Héloïse n’a pas peur du diable et de ses démons.
Elle libère les tabous. J’aime cela. Une force, une âme et une arme… remplie d’amour et d’optimisme, même si cela peut paraître amer.

La vie quoi ! Comme le chante si fort Cali.

Félicitations pour ce premier livre que j’ai vite repris et lu avec beaucoup de plaisir. Une nouvelle page s’ouvre.

« Les parfums d’un jardin qui s’éveille,
des grains de café qu’on emprisonne,
un vieux fou qui parle à sa mère,
un hors sujet dans une boîte à chaussures,
la spiritualité d’un bain de minuit,
les ados d’avant Internet,
la playlist de France Inter un jour de grève,
l’aérographie d’un clitoris jovial,
Un roman à l’eau de rose… Avec les épines ! »

DISPONIBLE SUR COMMANDE AUX EDITIONS 5 minutes pour moi toute seule

Calendrier 2019 des Mam’zelles breizh !

Le calendrier des belles bretonnes

Pensez-y au calendrier 2019 de notre association Mam’zelle breizh déballe ! nous déballons nos plus … belles robes et lunettes ! pour vous.

Après avoir pris beaucoup de plaisir à le préparer, le shooting des adhérentes de notre association s’est déroulé dans une ambiance de folie. Je vous dévoile (très succintement hein) quelques clichés. Pour ce calendrier, Escale en Californie ! Couleurs POP, ananas et sucrerie.Nous avons lézardé sous le soleil de L.A, mangé des barba papa au rythme de ABBA. Découvrez toute l’extravagance de nos Mam’zelles breizh pour vous offrir une année 2019 pétillante !

Nous reverserons les bénéfices à la Ligue contre le cander du sein. Parce que nos nénés on y tient. Nous pouvons vous les remettre à Quimper (29) (les calendriers bien sûr).

Sous la direction artistique de Fanny Courtay de Studio F.
Photographe : Studio F.
Maquillage et coiffure : Juliette Donat, Josiah Guevel et Anthony Bernard
Accessoire lunettes : Le Point de Vue d’Alice, Opticienne à Quimper

Ce calendrier sonne pour moi la fin d’une année de codirection. Elle fut très joyeuse et créative. Nous avons participé, avec toutes les couturières, à l’événement Art Bombing organisé par Carrément Quimper (pour l’occasion, un arbre a été habillé en haute couture), proposé quelques vides dressing à nos adhérentes, participé au Troc Textile à Plonéour-Lanvern et Binz Market à Brest, et organisé un atelier couture à la Cantine des sardines à Morlaix, etc. Sans oublier une nouvelle collaboration « Atelier couture » avec la MPT de Penhars.

L’année fut personnellement riche. C’était d’ailleurs le fil conducteur de cette année 2018. SE FAIRE PLAISIR ENSEMBLE ! et oui c’est possible… sans stress et sans prise de tête car une association ne peut pas fonctionner si l’objectif premier n’est pas respecté. L’essence même, l’esprit d’une association. Mais pris dans le feu tout au long de l’année, il est normal de perdre de vue ce qui nous rassemble. Quelle belle aventure les associations !

Allez je vous embrasse mes jeannots. A bientôt